Mise en ligne : RNB | 21004 visites

  • Auteur : L’équipe du site
  • Date : 1er août 2004 (15 janvier 2008)

Ecrire un article pour Framasoft

Si vous avez la plume -ou le clavier- qui vous démange, sachez que la Tribune Libre est prête à accueillir votre prose...

Comme vous avez pu vous en apercevoir, Framasoft est devenu depuis quelques mois un véritable site collaboratif. Vous pouvez ainsi proposer des notices de logiciels, des tutoriels, et maintenant des articles.

Il ne s’agit pas ici de faire un appel comparable à celui relatif à la maintenance de l’annuaire des logiciels libres, une entreprise qui était devenu bien trop gourmande en temps et en énergie pour les quelques téméraires que nous nommons entre nous Framasoft - Canal historique [1].

Ce n’est pas le cas de la Tribune Libre. Ce texte a donc simplement pour but de signaler que, si l’envie vous en prend, vous avez tout loisir de nous proposer un article [2].

Chacun aura ses propres raisons de sauter le pas : le plaisir d’écrire, la volonté de défendre une idée, pour toutes ces raisons, bonnes ou mauvaises, qui incitent à prendre la parole et à s’exprimer. Qu’elle que soit la vôtre, Framasoft vous donne la possibilité de bénéficier de son audience (une moyenne de 10 000 visites par jour).

Voyons donc comment faire en pratique.

Comment proposer une idée d’article ?

En proposant un résumé de votre idée d’article à l’adresse email "contact at framasoft.net" (remplacez évidemment " at " par "@" !).

Il est important de renseigner convenablement ce dernier champ avant de se lancer dans la rédaction pour éviter tout malentendu :

  • si le sujet ne cadre pas avec la "ligne éditoriale" du site (voir ci-dessous : Quels sujets puis-je traiter ?, vous aurez perdu du temps pour rien, car il nous sera impossible de publier votre travail.
  • si jamais un autre internaute à eu la même idée que vous, nous pourrions nous retrouver avec plusieurs textes traitant du même sujet.

Faites un résumé suffisamment détaillé pour que l’on puisse déjà envisager ce que sera le contenu de l’article. Inutile cependant de faire un synopsis d’une page. A titre d’exemple, voici l’idée d’article proposée par Hugues, un de nos auteurs :

Autre idée, la place des logiciels libres dans l’Education Nationale, le parcours du combattant des profs à mettre en place des solutions et le double discours des hautes instances qui d’un côté suggèrent l’utilisation du logiciel libre et de l’autre continuent de signer des accords avec les grands éditeurs de logiciels.

Et voilà l’article qui en a découlé : De l’avenir du libre dans l’éducation nationale [3].

Vous recevrez ensuite un courrier de la part du responsable du secteur Tribune Libre, RNB, vous confirmant, soit que votre idée est retenue et que nous attendons avec impatience de vous lire in extenso, soit que le sujet proposé ne convient malheureusement pas à la ligne éditoriale du site [4].

Quels sujets puis-je traiter ?

Comme vous devez vous en doutez, le thème principal de Framasoft reste le mouvement du libre, vaste sujet s’il en est, qui offre donc un large éventail de possibilités. En voici quelque unes, les plus évidentes, illustrées par des articles déjà publiés :

Comment rédiger un article ?

Vaste question. Pour une information générale, nous vous conseillons de fureter sur le site Rédaction.be qui vous apportera de précieuses informations sur l’art et la manière d’écrire pour le web. Ne vous attachez cependant pas trop à ces règles, qui ne sont que des conseils, et laisser le champ libre à votre inspiration. Du moment que votre texte est écrit dans un français correct...

Le plus important reste avant tout de trouver un angle à l’article, une manière d’aborder le sujet. Une idée générale ne produira jamais qu’un texte vague, brassant trop de concepts. Dés lors, même la meilleure des idées trouvera difficilement son chemin dans l’esprit passablement torturé des visiteurs (et des administrateurs) de Framasoft.

Prenons un exemple concret :
(1) Idée d’article : le fabuleux destin de Linus Torvalds, ou comment le système d’exploitation Linux est né.. En dehors du fait que ce sujet a été traité maintes et maintes fois, l’idée est trop vaste et nécessiterait l’écriture d’un texte de plusieurs milliers de mots pour espérer apporter une information substantielle à l’internaute. Pour bien faire, il faudrait :
(1a) Soit partir d’un aspect particulier du sujet : Quel fût le rôle des nouveaux moyens de communication nés avec internet (mails, liste de diffusion) dans la genèse de Linux.
(1b) Soit se poser une question simple : Pourquoi Linus Torvalds a-t-il éprouvé le besoin de créer son propre système d’exploitation ?

C’est ce qu’on appelle "donner un angle" à l’article.

Ensuite, quelques notions élémentaires à retenir :

  • Faites des phrases simples, pas trop longues.
  • Hiérarchisez votre texte en paragraphes, sous-paragraphes, avec pour chacun un titre ou une phrase qui en résume le contenu. Même si vous décidez de ne pas garder ces sous-titres dans la version finale de votre article, cela vous aidera à mieux organiser vos idées.
  • Utilisez un vocabulaire simple et n’abusez pas des formules de styles. Si vous employez des termes techniques, essayez d’en donner une courte explication dans le texte ou en annotation.
  • Lisez votre texte à voix haute. Cela permet souvent de repérer les formulations un peu lourdes ou peu claires.
  • Faites lire votre article autour de vous à une personne qui ne connaît pas particulièrement le sujet dont il traite. Si un passage lui semble obscur, vous saurez qu’il faut le modifier.

Enfin, un dernier point, la taille de l’article, qui dépendra bien évidemment de votre inspiration. Évitez cependant de faire trop court (moins de 5 000 signes) ou trop long (plus de 15 000 signes).
Pour compter le nombre de signes, c’est-à-dire les caractères alphabétiques, de ponctuation et les espaces :

  • avec Open Office Writer (Windows et Linux), allez dans le menu Fichier -> propriétés puis dans l’onglet statistiques -> nombre de caractères
  • avec Abiword (Windows et Linux), allez dans le menu Outils -> Statistiques... et lisez la valeur de l’entrée Caractères (avec espace).
  • avec Keynote (Windows), allez dans le menu Tools -> Statistics et lisez la valeur de l’entrée characters.

Les limites du contenu d’un article

Le site Framasoft ne peut être tenu pour responsable des propos ou opinions exprimés par les auteurs. Il a néanmoins une certaine responsabilité en tant que diffuseur. C’est pourquoi nous devons nous assurez d’une certaine "tenue" des articles, à savoir :

  • Ne pas recopier ou s’accaparer le texte d’un autre. Ce n’est pas parce qu’une oeuvre est placé sous licence libre qu’on peut se permettre de la publier sous son nom, en se contentant de faire un simple copier-coller et en changeant deux-trois mots de-ci de-là. Si vous avez lu un article intéressant qui aurait sa place sur Framasoft, il est simplement préférable de nous le signaler, toujours à travers ce formulaire ; nous jugerons alors si sa reproduction est opportune. S’il s’agit d’un texte en anglais (ou une autre langue), même topo. Et si vous vous sentez l’âme d’un(e) traducteur(trice), vous pourrez alors vous occupez de sa traduction [5].
  • Ne pas tenir des propos injurieux, diffamatoires, trollesques ou contraires aux lois en vigueur dans ce pays. Si vous voulez par exemple exprimer vos griefs contre les produits de la société Microsoft, évitez (là encore) les généralités qui ne veulent rien dire, du genre "Windaube, ca pue, cé pas libre !" [6]. Argumentez plutôt vos propos avec des faits précis, votre expérience par exemple, si celle-ci peut apporter des informations utiles aux internautes. Vous pouvez lire sur le site quelques articles qui évitent ce genre de maladresses : Microsoft fait-il de l’ombre aux logiciels libres ? ou Windows ou Linux - Lequel est le plus simple à installer ?.
  • Être capable de fournir la source de toute affirmation qui pourrait porter à polémique. Si vous soutenez par exemple que les serveurs de telle compagnie sont moins sécurisés que ceux de telle autre, il faut s’appuyer sur une étude chiffrée concrète, et pas uniquement sur des impressions ou des "on m’a dit que..." [7].

Comment soumettre l’article ?

Une fois que vous nous avez proposé votre idée d’article, qu’elle a été approuvé et que vous avez rédigé le texte, deux solutions s’offrent à vous :

Directement en tant qu’article dans l’interface de Spip

Si vous êtes enregistré en tant que rédacteur dans l’interface administrative du site, il vous suffit de vous rendre dans la rubrique "Tribune Libre" et d’y créer un nouvel article. Les champs à remplir sont les suivants :

  • champ "surtitre" : votre nom ou pseudonyme.
  • champ "titre" : le titre de l’article.
  • champ "texte" : l’ensemble de votre texte.
  • champ "Post-scriptum" : pour placer une éventuelle liste de liens qui permettrait de poursuivre ou compléter le sujet de l’article.

Ne remplissez aucun autre champ.

Une fois votre article mis en place, cliquez sur le bouton "proposer à évaluation".

Si vous avez des remarques particulières à formuler au responsable du secteur, utilisez la messagerie interne de spip pour laisser un message.

Pour mémoire, voici un petit rappel de quelques mises en forme du texte sous Spip dans le champ "texte" :

  • titre de chapitre : la balise HTML <h2>Mon titre</h2>
  • sous-titre : la balise HTML <h3>Mon sous-titre</h3>
  • paragraphe : laisser une ligne vide pour séparer deux paragraphes.
  • gras : double accolade, {{mise en gras}}, ou la balise html <b>mise en gras</b>
  • italique : une accolade, {mise en italique}, ou la balise HTML <em>mise en italique</em>
  • lien internet : [texte du lien->adresse_du_lien]
  • note de bas de page : bla bla bla [[note portant sur bla bla bla]].

Lisez l’article Mise en forme d’une notice pour plus de détails.

Par courrier électronique en pièce attachée

Si vous n’êtes pas enregistré en tant que rédacteur, et que vous ne souhaitez pas le faire, il vous suffit d’envoyer votre texte par mail en pièce attachée à l’adresse qui vous sera communiquée, avec comme titre de courrier : "article Framasoft : [titre_de_l’article]".

Privilégiez le format RTF (.rtf), pour pouvoir mettre les titres en gras, des mots en italiques, etc. Vous pouvez utilisez le format .txt si la hiérarchie du texte (titre, chapo, sous-titres, etc.) est clairement identifiée. Le format Open Office (.sxw) est toléré. Le format .doc est à éviter [8].

Mon article sera-t-il publié ?

Si vous avez suivit les quelques consignes listées ci-dessus, il n’y a pas de raisons pour qu’il ne le soit pas.

Le rythme de publication des articles est fluctuant en fonction de l’actualité. Nous essayons néanmoins de publier un texte tous les 15 jours environ. Si vous ne voyez pas apparaître votre article dans les nouveautés en page d’accueil du site, ne vous alarmez pas : il est sans doute en attente.

Vous serez de toute façon avertit par mail de sa publication.

Y a plus qu’à...

Bien : après ce long exposé, il ne reste plus qu’à se lancer.

En vous remerciant de votre attention, et de votre éventuelle participation.

Au plaisir de vous lire...

[1] Nous vous remercions d’ailleurs encore une fois d’avoir répondu à l’appel, et de permettre ainsi la pérennité du projet.

[2] Comme le reste du site, les articles publiés sur Framasoft sont placés sous licence Creative Commons By-Nc-Sa. Autrement dit : les internautes peuvent copier, distribuer et modifier ces articles en respectant les conditions suivantes :

  • By : mentionner le nom de l’auteur original et l’adresse internet de l’article sur le site Framasoft.
  • Nc : ne pas en faire une utilisation commerciale.
  • SA : publiés les éventuelles modifications de l’article sous la même licence, ou une licence qui donne les mêmes droits aux internautes.

Lire Creative Commons, soyons créatifs ensemble, pour en savoir plus sur ces licences.

[3] Il s’agit d’un exemple un peu particulier puisque l’auteur avait déjà écrit un article pour le site ; connaissant son travail, l’exposé de l’idée pouvait donc être succincte. Pour une première proposition, nous vous conseillons d’en écrire trop que pas assez :-).

[4] dans ce cas, le mail expliquera en détail le pourquoi du refus. Un refus ponctuel, sur une idée d’article bien précise, qui ne devra pas, nous l’espérons, vous dissuader d’en proposer d’autres.

[5] La reproduction ou la traduction d’articles dépendent de plusieurs facteurs, l’un d’entre eux étant de juger si sa publication sur Framasoft apporterait (1) à l’article une plus large audience et (2) aux "framasoftiens" une information qu’ils auraient du mal à trouver par ailleurs.

[6] L’inverse ("Linusque, cé que pour les geeks chevelus et mal rasés") est également vrai.

[7] Toutes vos sources d’informations ne figureront pas obligatoirement dans le corps de l’article, mais si un fait pose problème, les administrateurs du site ainsi que les rédacteurs ne manqueront pas de vous posez des questions pendant que le texte sera au stade "Proposer à évaluation" dans l’interface administrative du site. Ensuite, une fois publiée, l’article passera au crible de la sagacité des visiteurs de Framasoft via le forum attaché. Donc, autant assurer ses arrières :-).

[8] Outre le fait qu’il s’agit d’un format propriétaire non ouvert, le .doc enregistre tout un tas de données inutiles qui alourdissent le fichier.

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Live eTIC Party , le 14 mars 2008 par Ultima Cogito (0 rép.)

Systèmes d’Exploitation Linux et Alternatifs

Libre échange de connaissances, d’expériences et d’utilisations du numérique dans l’enseignement

Organisation de l’évènement.

Le mot de Jean-Louis MONINO : Dans le monde universitaire, personnel enseignant, administratif et technique, découvre les Technologies de l’Information et de la Communication et les utilise de façon optimale dans le contexte des ENT - Espace ou Environnement Numérique de Travail - qui permettent l’émergence de nouveaux usages de travail dans des environnements virtuels. Dans ce nouveau cadre, chacun selon son profil pourra accéder à son propre bureau virtuel accessible par un identifiant et un mot de passe uniques. Les services des ENT : services communs de gestion ; services de communication – emails, SMS, forums ou visioconférence ; bureau numérique ; services pédagogiques notamment enseignement à distance, accès au ressources pédagogiques, tutorat et assistance ou classes virtuelles ; services de scolarité ; services documentaires ; services "vie universitaire" et services dédiés au personnel administratif autorisent l’accès au partage de logiciels, au travail collaboratif à distance et à une meilleure gestion du temps.

L’arrivée des T.I.C dans l’enseignement supérieur provoque aussi de grands changements pour le métier de l’enseignant. La rencontre de ces technologies et d’enseignants pionniers ont fait expérimenter d’abord, puis se mettre en place de nouveaux usages et de nouvelles pratiques qui se généralisent. Le cas de PorTices, système d’enseignement aux Technologies de l’Information et de la Communication est intéressant à cet égard. Créé à partir de la migration sur Internet de cours traditionnel (Dimet 2005) par une évolution liée directement à l’étude des usages des apprenants (Popova 2005), il reste proche des nouveautés technologiques pour les enseigner mais également pour se les approprier. En 2003, le Ministère de l’éducation nationale mandate Jean-Louis Monino, maître de conférences en sciences économiques à l’Université Montpellier I en tant que chef de projet afin de mettre en place un dispositif permettant aux étudiants, tuteurs et enseignants de tester leurs connaissances, de s’autoformer et de se préparer à devenir un usager averti et compétent en matière de TICE. Ce projet, destiné à produire des ressources d’autoformation pour la préparation au C2i® leur donne toujours la possibilité de certifier leurs compétences quel que soit leur niveau dans les cursus LMD ou leur situation professionnelle. Mais PorTices, est avant tout un ensemble de pratiques pédagogiques innovantes : autoformation tutorée, échange de données intégrées, maîtrise par les apprenants des outils permettant une bonne utilisation de la dématérialisation des échanges. Le mot de Pascal ARNOUX : Live eTIC Party Université Montpellier est destinée à mieux faire connaître les systèmes d’exploitation Linux et alternatifs à la communauté universitaire de Montpellier. Nous nous sommes aperçus, lors de manifestations et Install Party organisées dans différents points de la ville que la population étudiante ne se sentait pas nécessairement concernées par ces journées.

Le constat est le suivant, compte tenu que les formes d’enseignement les plus courantes ne permettent pas d’aborder raisonnablement les systèmes alternatifs et open sources. Notre projet est de faciliter l’accès et l’utilisation des OS alternatifs et ainsi permettre leurs utilisations aux plus grand nombre.

Le lien de l’évènement : http://linux-live-usb.org/ip/index.php

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La clé usb peut elle tout faire ? , le 7 mars 2008 par pierre alexandre (1 rép.)

Bonjour,

La clé usb s’est imposée comme un support facile à transporter, pratique et rapide. Nous pouvons imaginer de multiples applications à ces clés surtout associées aux logiciels « PORTABLES ».

J’ai trois interrogations :

1) est-il possible d imaginer un système linux (type openCD) sur clé usb et bootable sur clé usb ?

2) est-il possible d imaginer une suite de logiciels type ubcd (universal boot cd) sur clé usb et bootable sur clé usb pour réparer son ordinateur grâce à une clé usb ?

3) Et un daemon tools pour clé usb ? pour lancer une image d’un cd sur une clé usb depuis windows, linux ou le DOS ?

De même pour flasher un bios l utilisation d un logiciel peer to peer installer les drivers spécifiques de sa machine...

Et finalement est-il possible d imaginer un monde sans disque dur mais uniquement avec une clé usb ?

Merci pour vos réponses.

Cordialement.

LAURET Pierre-Alexandre

La clé usb peut elle tout faire ? , le 7 mars 2008

1) Mandriva flash, Toutou Linux pour n’en citer que deux très différentes, mais en fait désormais tu as presque l’embarras du choix en matière de liveUSB Linux... (dont des distributions comme system-rescue-CD spécialement faites pour réparer un système entre autres)

linol

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Ecrire un article pour Framasoft , le 3 mars 2008 (0 rép.)

concerne open office org.calc Comment programmer le report automatique des valeurs des cellules B20 à M20 du premier tableau aux cellules B13 àM13 du second tableau ? Merci par avance pour votre aide.

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Documentaires professionnels libres , le 12 février 2008 par Camille Harang (1 rép.)

Depuis Elephants Dream en 2005 la scène Creative Commons de la création audiovisuelle aux exigences professionnelles est restée quasi déserte. Deux ans et demi après l’image de synthèse c’est le documentaire qui fait son baptême du feu. En effet, depuis la semaine dernière un projet présente une série de documentaires professionnels, traitant des mouvements non-violents récents et historiques en Inde. Plus précisément l’épopée de l’organisation d’inspiration gandhienne Ekta Parishad, et de son leader Rajagopal.

Face à la chasse aux sorcières menée par l’industrie culturelle à l’encontre des internautes, condamnant la volonté de de ces derniers de vouloir partager leur culture, et donnant lieu à des mesures répressives comme la loi DADVSI, les DRM ou plus récemment le rapport de la mission Olivennes (préconisant simplement la coupe de la connexion de l’internaute). L’équipe du projet défend et légitime l’utilisation naturelle d’Internet comme outil de savoir et de partage, en proposant le passage de ce contenu culturel sous licence Creative Commons.

Comme toute production professionnelle ces documentaires engendrent des coûts de production incompressibles. Mais une réduction significative du coût total de production a été permise par le travail collaboratif, le contournement de nombreux intermédiaires, et l’utilisation exclusive de logiciels libres. Le revers de ces économies est que certains contournements éloignent les possibilités de financement traditionnels, comme la redevance, la taxe sur les supports vierges, les droit d’auteurs (e.g. SACEM), bénéfices de la publicité télévisuelle, etc.

Comme ce projet défend directement le public et ses libertés, l’idée que le public soutienne directement en retour sa viabilité, sa liberté et son indépendance tombe à première vue sous le sens. Public et créateurs faisant directement équipe, chacun y trouverait son compte : une culture libre dans les deux sens du terme, libre d’utilisation par les licences Creative Commons, et libre de parole par l’indépendance des créateurs. Sans compter que les économies réalisées en contournant certains intermédiaires réduiraient aussi les munitions visant à menotter les internautes : moins de fonds pour le lobbying parlementaire (voire directement dans l’Assemblée) comme celui exercé pour DADVSI, et moins de fonds pour développer des technologies comme les DRM. 

Malgré tout le bon sens que ce raisonnement peut laisser transparaître, il y a un hic... celui de la gratuité. En effet, malgré les milliers de publicités ingurgités chaque jour par nos cerveaux respectifs, et leurs prix répercutés sur nos achats quotidiens (comparables à celui de la TVA, voire beaucoup plus (Autoplus n°939)), nous avons le sentiment que tout est gratuit. Ce sentiment nous coûte en réalité très cher ne serait-ce qu’en temps de cerveau disponible pour TF1 et en kilomètres cube de coca, car une partie infime de cet argent est destiné à ce qui nous intéresse, nous public, la création. En plus d’être contre-productif financièrement ce système l’est aussi qualitativement, car sa créativité n’est pas concentrée sur la qualité du contenu mais sur sa faculté à nous faire acheter du coca.

Paradoxalement donc, accepter l’idée que rien n’est gratuit nous ferait faire de substantielles économies ! Ajouté à cela un gain culturel qualitatif et quantitatif, en nous épargnant des dommages collatéraux liberticides. Est-il donc possible d’échapper ce système ? La grogne dissidente au modèle des majors se fait de plus en plus craintive sur Internet. Mais est-elle prête à s’engager dans des modèles économiques alternatifs viables professionnellement pour enrayer la progression des majors ? Il est sans doute trop tôt pour en juger, cela pourrait expliquer la carence d’initiatives allant dans ce sens venant du milieu professionnel.

C’est pourquoi le présent projet propose plusieurs méthodes de participation comme la promotion, la traduction, le montage, etc. et parallèlement un mode de financement original, nommé "funding and licensing" par l’équipe de Creative Commons. ce modèle à souvent été théorisé mais jamais appliqué sur un projet de cette envergure. Le budget du film a simplement été divisé en trois paliers, à chaque fois que le cumul des entrées d’argent (dons, partenariats, etc.) franchit un palier, une licence Creative Commons plus permissive est appliquée.

Lawrence Lessig, inventeur de Creative Commons soutient le projet depuis le premier jour, il a même été le premier donateur en ligne. Ton Roosendaal, créateur d’Elephants Dream a fait part des ses encouragements à l’équipe qu’il qualifie de "pionnière". Et enfin Richard Stallman, inventeur du logiciel libre et théoricien de l’encyclopédie libre devenue Wikipédia, a fait part de son intention de promouvoir le projet pour le franchissement des deux derniers paliers, plus libres. De part sa jeunesse le projet ne semble pas encore être bien connu hors du cercle des initiés, cependant la Fondation Wikimedia a fait savoir à l’équipe qu’elle ouvrirait une page dédiée à la promotion de projets de ce type cette semaine, un début.

Ce type d’initiative peut-il nous mener vers une réconciliation du public avec l’ensemble des professions de la création, entre viabilité économique, respect, qualité et bien sûr liberté ?

Visitez le site du présent projet : thenyouwin.yooook.org

Camille Harang.

Sauvons Internet

DADVSI, Voltaire nous tient à l’œil...

-----> http://thenyouwin.yooook.org/

Documentaires professionnels libres , le 13 février 2008

C’est pas ici qu’on poste les articles... pardon...

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