Slackware
La guerre, pacifique, entre les utilisateurs de distribution GNU/Linux fait bon train, chacun ayant son mot à dire sur sa façon de percevoir les autres distributions. Il en existe certaines que l’on dit réservées à une poignée d’utilisateurs expérimentés, dont une, plus critiquée que les autres, la Slackware.
La Slackware est une des plus vieilles distributions GNU/Linux, elle a fêté son dixième anniversaire en 2003 [1]. Elle est le fruit du travail d’un seul homme, Patrick J. Volkerding. Beaucoup de Linuxiens des premiers jours ont débuté avec la Slackware, distribuée, à l’époque, en France par les Logiciels du soleil, dans une petite boite en carton au format se rapprochant d’un livre posé comme un objet de curiosité à coté de logiciels Windows. Sa philosophie un peu particulière fait qu’on ne peut y être indiffèrent. Toute l’installation se fait grâce à des menus et des fenêtres en mode graphique, l’installateur n’a pas changé de forme depuis 1995, date où j’ai commencé à utiliser cette distribution. Cet installateur, malgré le coté mode texte qui peut sembler archaïque, offre toutes les fonctionnalités et le confort pour installer rapidement, environ 8 minutes quand on sait ce que l’on veut installer, et efficacement la distribution Slackware.
Un fois l’étape de l’installation passée, l’utilisateur dispose d’une très grande liberté pour la configuration de son système. Quelques outils permettent de configurer la gestion des paquets, la configuration du réseau et de la connexion internet. Elle ne convient pas vraiment aux personnes voulant débuter dans GNU/Linux mais parfaitement à ceux qui trouvent que les distributions récentes deviennent trop contraignantes et obscures dans leurs configurations. La Slackware est, avant tout, à réserver à ceux qui veulent découvrir le fonctionnement d’un système GNU/Linux.
La gestion des paquets a longtemps été décriée par les utilisateurs des autres distributions car la Slackware ne gère pas les dépendances entre les applications et les librairies. Il arrive parfois que l’on installe une application, et que l’on ne puisse pas la lancer parce qu’il manque une librairie. Cet inconvénient n’est pas vraiment gênant car il est facile de retrouver le paquet contenant la librairie manquante, la plupart du temps les librairies nécessaires à l’exécution du programme sont indiquées.
La Slackware bénéficie de mises à jour régulières sur le site principal et les diffèrents sites miroirs. Il existe une version spécial, la slackware-current, qui reçoit les dernières versions de paquets. Un outil, slackpkg , permet, à la manière d’apt-get pour la Debian, de voir quelles sont les modifications qui ont été apportées à la slackware-current, et de mettre son système à jour facilement.
Cette distribution est très mal connue du grand public, pourtant elle convient parfaitement aux linuxiens qui ont envie de voir plus loin. Elle est souvent comparé à la Debian par son aspect moins « moderne » que les distributions récentes, alors que ces deux distributions sont complémentaires.
La Slackware est un objet de culte pour ses utilisateurs, rares sont ceux qui souhaitent passer à autre chose.
Petit guide des commandes à connaître :
- installpkg : permet d’installer un paquet Slackware (*.tgz)
- removepkg : pour la suppression d’un paquet
- pkgtool : outil de gestion des paquets (aperçu, suppression,...)
- slackpkg (hors distribution) : outil pour mettre à jour ses paquets
autre
- checkinstall (hors distribution) : outil permettant de faire un paquet (Slackware, rpm,...) d’un programme fraichement compilé. Outil idéal pour la Slack et les linuxiens aventuriers.
Ajouter des tags (séparés par des virgules ou des espaces) : Attention: tous les caractères spéciaux sont interdits (sauf le .). Les tags n'apparaîtront qu'au prochain rafraichissement du cache (dans plusieurs heures).
<< Mettre à jour >>
:: lien mort :: orthographe :: nouveauté :: mise à jour ::
Vous souhaitez mettre à jour la notice ? La première chose à faire est de déterminer s'il s'agit d'une mise à jour mineure ou d'une mise à jour majeure
.
- Mineure : un lien mort, des fautes d'orthographe, un lien à ajouter ou encore une petite précision.
- Majeure : une nouvelle version avec des nouveautés, des changements majeurs.
Commentaires
<< Poster un message >>
:: question :: précision :: avis :: commentaire :: bug ::
Slackware , le 29 août 2006 (1 rép.)
Bonjour,
j’ai récupéré un vieux PC 486 DX2 66 Mhz. Je souhaite installer une slackware et supporter des lecteurs Zip.
Est-il possible de télécharger une vieille version car je ne dispose que d’un disque dur de 1.6 Go et de 16 Mo de mémoire centrale.
Merci de votre réponse.
Slackware , le 17 septembre 2006
Bonsoir,
une vieille version ? Une slack s’installe aussi bien sur un 486 que sur un P4 à 2.80GHz, c’est seulement le choix des paquetages qui diffère. Un tour chez LéaLinux pour en savoir plus ;) http://lea-linux.org/cached/index/Linux_From_Slack.html# http://lea-linux.org/cached/index/Installer_Linux_Slackware.html#
D’ailleurs la Slackware est une distro Linux et pas GNU/Linux ... faudrait arrêter avec ce débat stérile de Débianeux en manque de reconnaissance ! c’est lassant à la longue ... le projet se nomme : Slackware Linux ... ne réinventer pas l’histoire ! Elle fût créée bien avant que la pseudo-polémique sur GNU arrive !
Dernière chose ;) slackpkg n’est absolument pas similaire à apt-get ! slackpkg apporte juste une couche réseau aux outils de la slackware (pkgtools), il ne gère pas les dépendances.
Des outil de gestion de dépendances est cependant disponible avec la distribution Slackware Linux :
swaret : http://swaret.sourceforge.net/index.php
slapt-get : http://software.jaos.org/#slapt-get
Informations complémentaires
À la une !
Autres logiciels
Framasoft needs you !
Autres rubriques
Informations générales
Sur le Framablog
Juste une image
Québec, QC- Creative Commons BY





