Linux, on fait le saut ?

Cet article est issu du Bulletin Clic Numéro 53 de Mars 2004.

Clic, bulletin d’information sur les applications pédagogiques de l’ordinateur, est publié mensuellement, grâce à l’effort conjoint de quatre organismes québécois qui oeuvrent dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et des communications dans le milieu de l’enseignement postsecondaire : l’APOP, le CCDMD, le CCFD et la Vitrine APO.

André Cotte est partie prenante du projet Mille : Modèle d’Infrastructure de Logiciel Libre en Éducation.

Cet article est la propriété de Clic.net et n’est pas sous licence Creative Commons. Nous le reproduisons ici avec leur aimable autorisation.

Pour ne pas vous méprendre sur les intentions de l’auteur du présent article, sachez qu’il utilise Linux et Windows avec son ordinateur portable personnel. Son intention n’est donc pas de vous décourager d’avoir recours à Linux, mais de vous éviter des déceptions et des difficultés !

Notez aussi que je traite exclusivement ici de l’utilisation de Linux en mode autonome sur un ordinateur personnel, et non à titre de serveur ou de terminal relié à un serveur.

Êtes-vous vraiment décidé ?

Ce que vous avez lu et entendu ces derniers mois à propos des logiciels libres, de Linux et de... Microsoft vous a séduit, et vous songez à abandonner Windows et à faire le saut vers Linux ? Attention ! Avez-vous pris en considération toutes les dimensions de cette décision ? Si vous n’êtes pas ce qu’on appelle un « power user », c’est-à-dire un utilisateur très aguerri, lisez attentivement ce qui suit.

Mes deux ans d’expérimentation de Linux sur un ThinkPad 600e m’amènent à déconseiller l’installation de Linux à toute personne qui ne se considère pas comme un utilisateur averti, à moins qu’elle ne soit amie avec un programmeur ou un aficionado de Linux. Voyez : vingt-quatre mois plus tard, et après avoir essayé au moins quatre distributions différentes de Linux, je n’ai toujours pas le son sur mon ThinkPad, je n’arrive pas à imprimer dans toutes mes applications et je n’ai pas encore réussi à utiliser mon numériseur Canon fonctionnant sous port parallèle. Loin de moi, donc, l’idée de prétendre que Windows est devenu inutile sur mon portable ! Quand on vient de l’univers Windows ou Mac, on trouve de telles difficultés inacceptables. Mais pas dans l’univers Linux ! Il est vrai qu’il est toujours plus difficile d’installer un système d’exploitation sur un ordinateur portable que sur un ordinateur de bureau parce que les périphériques internes ne sont pas standardisés.

Vous voulez toujours vous lancer dans l’aventure ? Voici les écueils qui vous attendent.

Disons tout de suite qu’il n’est pas réaliste, comme je l’avais cru, de penser qu’après avoir choisi Linux, vous pourrez vous passer complètement de Windows ou de MacOS. Vous aurez certainement à y revenir, ne serait-ce que pour utiliser un périphérique qui n’est pas encore supporté par la « version » de Linux que vous aurez installée. Il faut donc prévoir un double amorçage (dual boot) de votre ordinateur, à moins que vous n’ayez un deuxième ordinateur que vous pouvez dédier à Linux.

Avant de vous lancer pour de bon

Il faut savoir que si le cœur de Linux (en jargon d’informaticien, on dit le kernel) est presque toujours le même, il y a des dizaines de Linux ! Car le cœur de Linux s’installe, si l’on veut continuer la comparaison, dans un corps où le choix des organes et des membres est grand. Plusieurs « assemblages » différents de logiciels peuvent l’accompagner. Ce sont ces assemblages particuliers qu’on nomme distributions. Parmi les plus connues, mentionnons Mandrake, Debian, Red Hat, Suse, Slackware. Ces distributions sont mises à jour régulièrement ; donc, chacune porte un numéro de version. Ainsi, nous en sommes à Mandrake 9.2, à Debian 3.0, etc.

Ne croyez pas que toutes les distributions se valent ni que n’importe laquelle vous convienne ! Chacune a ses forces et ses faiblesses. Certaines visent les programmeurs et les développeurs de logiciels, pour qui la convivialité et les applications courantes ne sont pas des préoccupations premières. D’autres, au contraire, comme Mandrake, visent le grand public et l’on tente par tous les moyens de rendre leur installation facile ; elles proposent des applications populaires (multimédia, bureautique, etc.). Enfin, chaque distribution est assortie en principe des pilotes (drivers) des périphériques les plus connus. Mais il n’y a pas de certitude qu’une distribution qui vous plaît fera fonctionner votre imprimante, votre numériseur ou votre graveur. Bien sûr, si vous êtes programmeur ou très, très expérimenté, cela n’est pas un problème, car vous pourrez chercher les périphériques dans Internet et, s’ils existent, les installer vous-même. Mais attention, ce n’est pas une entreprise de débutant !
Vous commencez à douter de votre volonté d’installer Linux ? Alors vous pouvez l’essayer, sans l’installer. Oui, vous avez bien lu ! Certaines distributions s’exécutent directement d’un cédérom sans que vous ayez quoi que ce soit à installer sur votre disque dur. La plus connue se nomme Knoppix. Elle vous permettra de vous familiariser avec Linux et surtout de vérifier si la plupart de vos périphériques sont supportés sous Linux, avant de vous lancer dans l’installation complète sur votre disque dur.

Même Knoppix vous fait peur ? Rassurez-vous, vous pouvez quand même faire un pied de nez aux multinationales du logiciel. Comment ? En utilisant des applications (logiciels) libres sur votre ordinateur Windows ou Mac. Linux est un système d’exploitation libre, mais on trouve sur le marché, depuis quelques années, de très nombreux logiciels produits selon la même philosophie du libre et ce, non seulement pour Linux, mais également pour Windows et MacOS. D’ailleurs, MacOS X est lui-même basé sur un système d’exploitation libre, le BSD. Si cette voie vous intéresse, un site remplira, à lui seul, presque tous vos besoins. Il s’agit du site Framasoft.

Vous êtes décidé à faire le grand saut ?

Cet article n’a pas pour but de décrire en détail l’installation concrète de Linux. Vous trouverez sur certains sites des tutoriels pour vous aider à réussir cette opération. Par exemple, si Mandrake 9.2 vous convient, le site québécois LinuxÉdu-Québec vous propose un guide d’installation.

La première étape consiste à choisir la distribution. Lisez un peu de documents d’information pour voir si celle que vous envisagez installer pourra répondre à vos besoins. Souvent, la meilleure façon de le savoir, c’est... de l’installer ! Vous pouvez aussi simplement choisir celle que vous avez sous la main. Comme Linux est un logiciel libre, il n’est pas nécessaire de payer la distribution. Une connexion Internet à haute vitesse et un graveur de cédérom vous donnent accès à la plupart des distributions. En effet, celles-ci sont presque toutes offertes en images iso sur les sites des compagnies : vous téléchargez les images (il y a souvent plus d’un cédérom pour une distribution), puis vous les gravez. Trop long ? Trop compliqué ? Trois autres moyens sont à votre disposition. Les magazines dédiés à Linux offrent très souvent des versions allégées des distributions les plus récentes sous forme de cédéroms encartés dans la revue. De plus, des sites Internet se spécialisent dans le téléchargement des images iso, les gravent pour vous et vous les vendent pour un prix dérisoire. Ah oui !, j’allais oublier... vous pouvez tout simplement les acheter en boîte directement de la société responsable de la distribution. C’est plus cher, mais le service est fourni ! Évitez cependant les distributions exotiques et rares, car vous aurez de la difficulté à trouver des gens pour vous aider en cas de problème.

Si les logiciels fournis avec la distribution et les périphériques supportés directement vous conviennent, allez-y ! Un Linux qui fait tout ce que vous voulez dès l’installation sera presque aussi simple à gérer que votre Windows. L’installation de nouveaux logiciels ou pilotes de périphériques n’est pas toujours facile, ne l’oubliez pas. Personnellement, je suis satisfait de Mandrake 9.2. Vous pourriez également opter pour Édu-Linux, une distribution québécoise mise au point par des étudiants de l’Université de Sherbrooke et basée sur Mandrake 9.1.

Puisque vous choisirez probablement le double amorçage, vous devez savoir que Windows doit être installé en premier. Il peut être plus difficile de réaliser le double amorçage avec XP qu’avec les autres versions de Windows. Il pourrait même arriver que vous ne puissiez plus démarrer XP après l’installation de Linux. Soyez vigilant quand on vous proposera LILO ou GRUB, les deux gestionnaires de double amorçage les plus populaires sous Linux. La disquette de démarrage de votre Windows (vous savez, celle que vous avez toujours refusé d’utiliser...) vous rassurera. Même conseil pour Linux : la plupart des distributions vous offrent une disquette de démarrage, ne vous en privez pas.

Un autre opération délicate dans l’installation de votre Linux est la partition de votre disque dur pour « faire de la place » à Linux. Évidemment, si vous dédiez un ordinateur à Linux, vous pouvez vous permettre de perdre tout ce qu’il y avait auparavant sur votre disque dur. Mais si vous voulez disposer de Windows et Linux sur le même appareil, alors il faut porter attention à cette étape de l’installation. Normalement, les distributions récentes de Linux devraient pouvoir repartitionner votre disque dur sans perte de données, à la condition que vous ayez pris soin de défragmenter auparavant votre disque à partir de Windows. Faites quand même une copie de sécurité de vos données importantes. J’ai perdu un Windows complet avec tous mes fichiers en me fiant au logiciel de partition de Linux... Pour limiter les risques, vous pouvez repartitionner au préalable avec un logiciel comme Partition Magic. Ce dernier vous permettra même de préparer les partitions au format Linux !

Il est nécessaire d’avoir plus d’une partition dédiée à Linux. Le minimum ? Deux : une pour le « swap » (donnez-lui deux fois la dimension de votre mémoire RAM) et l’autre pour Linux et vos fichiers. Il est commode d’en effectuer une troisième qui contiendra vos fichiers (on la nomme /home). Si vos partitions sont déjà faites, vous pourrez décliner l’invitation de votre distribution à partitionner votre disque et simplement lui indiquer d’utiliser les partitions existantes. Le formatage de ces partitions ne comporte pas de risques puisqu’elles ne contiennent pas encore de données. Mais attention, ne faites pas formater votre partition Windows !

Une distribution Linux peut contenir plusieurs centaines de logiciels différents. Au moment de l’installation, on vous proposera un choix, ce qui n’est jamais le cas avec Windows et MacOS. Une fois votre installation terminée, vous aurez à votre disposition la plupart des logiciels dont vous avez besoin (et souvent plus d’un pour la même tâche) et sans que cela ne vous coûte un sou de plus ! Ne vous sentez pas obligé de tout choisir tout de suite. Les distributions disposent, la plupart du temps, d’un mécanisme simple qui vous permet d’ajouter sur votre disque dur des logiciels du cédérom que vous auriez écartés lors de la première installation. Vous pourrez également désinstaller ceux qui ne vous plaisent pas et qui occupent trop d’espace.

L’installation terminée, il vous restera à vous familiariser avec votre Linux. Vous avez le choix de plusieurs interfaces graphiques différentes. Si vous venez de l’univers Windows et ne voulez pas être dépaysé trop vite, choisissez l’interface KDE. Elle ressemble à Windows, et surtout, elle est, tout comme Gnome, très bien supportée. Vous aurez quelques réglages à faire pour votre imprimante si elle n’a pas été configurée dès l’installation, ainsi que pour votre accès Internet. Si vous entrez dans votre Linux comme simple usager et non pas comme administrateur (root), tel qu’on vous l’a probablement suggéré lors de l’installation, vous ne pourrez pas causer de tort à votre système. Profitez-en pour explorer la riche gamme de logiciels mise à votre disposition.

Les petits tracas de l’après-installation

Votre installation est complétée ? Cela ne veut pas dire que tout est terminé ! Il est probable que vous n’ayez pas trouvé dans la longue liste de logiciels disponibles des incontournables du Web comme Real Player, Quick Time, Flash, etc. En effet, plusieurs distributions disponibles en téléchargement n’incluent pas ces logiciels non libres, quoique gratuits. Si le statut de logiciel libre autorise n’importe qui à le redistribuer, ce n’est pas vrai des logiciels gratuits non libres. Il semble que cette autorisation ne vaille que pour la version commerciale de la distribution.

Prenons le cas de Mandrake. La version (download) acquise par téléchargement ne contient aucun des logiciels mentionnés plus haut. Vous devrez soit adhérer au Club Mandrake (60 euros pour un an) pour y avoir accès, soit retrousser vos manches et tenter de les installer en suivant les instructions fournies sur les sites des compagnies qui en possèdent les droits. Et cela, c’est parfois facile, mais parfois difficile.

Quant à Debian, cette distribution se veut entièrement constituée de logiciels libres. Donc, pas de place pour ces logiciels devenus presque indispensables pour qui navigue sur le Web régulièrement. Vous devrez les installer par la suite. Certains seront disponibles directement sur le site Debian ; pour les autres, il faudra vous débrouiller.

Heureusement, si vous achetez (oui, oui, on peut acheter du libre..., mais c’est un autre sujet) votre distribution de la compagnie qui la produit, comme Mandrake, Suse, Red Hat et les autres, vous disposerez probablement de plusieurs de ces logiciels dès l’installation initiale. Du moins, c’est le cas avec Mandrake. Consolez-vous, vous paierez bien moins cher que pour l’achat de Windows !

Si vous avez de la chance et que tous vos périphériques actuels sont supportés et fonctionnent dès la première installation, ne bougez plus ! Vous faites partie d’un groupe sélect. En effet, si l’ordinateur ou ses périphériques sont très récents, il est rare que tout fonctionne du premier coup. De là l’intérêt de commencer avec une distribution qui s’exécute directement du lecteur de cédérom. Les fabricants de ce type de distributions s’efforcent de faire en sorte qu’elles reconnaissent les périphériques et offrent les pilotes adéquats. Si une de ces distributions supporte tous vos périphériques, les chances sont grandes qu’une distribution récente les supporte également. L’installation d’un pilote manquant pour un de vos périphériques est hélas beaucoup moins facile que l’installation d’un logiciel manquant. Je vous rappelle que j’essaie toujours de faire fonctionner la carte de son de mon ThinkPad !

Linux ou pas Linux ?

Découragé par ce que vous venez de lire ? Dites-vous que vous pouvez quand même participer à ce grand mouvement du logiciel libre. Voici d’autres façons de faire partie de la confrérie.

Remplacez plusieurs de vos logiciels sous Windows ou sous Mac par des équivalents libres. La source la plus complète pour dénicher ces logiciels ? Le site Framasoft. Vous y trouverez même des cédéroms offerts en téléchargement gratuit ou prix presque et contenant déjà un assortiment de logiciels libres. On les appelle des compilations, comme en musique !

Faites-vous la main avec Linux à l’aide des distributions qui s’exécutent directement de votre lecteur de cédérom. Cela vous évitera d’avoir à partitionner votre disque dur. Bien sûr, ce n’est pas une solution à long terme, mais vous pourrez affirmer fièrement : « Oui, oui, je connais Linux ! ». La plus achevée de ces distributions est Knoppix, mais Framasoft vous en propose plusieurs autres.

Enfin, agréable suggestion : trouvez un ami ou un collègue qui « trippe » informatique et laissez-le vous aider à installer Linux sur votre ordinateur, en double amorçage. Plaisir garanti !

Bonne chance !

André Cotte

Commentaires

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> Linux, on fait le saut ? , le 13 août 2005 (1 rép.)

Même s’il n’est plus d’actualité, il reste quand même un très bon article à lire. Et cela permet d’avoir une opinion plus nuancée de Linux, que celle des experts qui souvent "postent" sur les forums dédiés au libre

> Linux, on fait le saut ? , le 14 août 2005 par yodo

Les forums dédiés aux libres ne se consacrent qu’à résoudre les problèmes que rencontrent les utilisateurs, bien souvent lambda. Raison pour laquelle on vient chercher une réponse technique à un souci technique. C’est sûr, ça formate pas beaucoup et cela peut donc paraître complexe.

Mais la patience de ceux que vous appelez "experts" ira toujours jusqu’à se mettre au niveau de celui qui demande, et généralement avec une grande patience. Je pense par exemple, à Léa, Fedora-france, Andesi et autres selon la distribution, ou pourquoi pas Framasoft ?

Cependant, je ne pense pas que cet article aide à choisir sereinement une distribution, ne serait-ce que par simple curiosité.

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> Linux, on fait le saut ? , le 12 août 2005 par yodo (4 rép.)

Cet article consternant date de mars 2004. Framasoft fait dans l’actualité ou bien dans l’histoire ?

> Linux, on fait le saut ? , le 14 août 2005

C’est pas parce que l’article est dépassé d’une semaine qu’il faut le retirer du site.

> Linux, on fait le saut ? , le 14 août 2005 par yodo

Une semaine ??????? L’article date de Mars 2004 ! Les distributions ont été mises à jour depuis très longtemps et/ou renommées. Par conséquent, des distributions comme Fedora, Mandriva ou Ubuntu ne sont même pas mentionnées. Les projets, d’une distribution à l’autre, sont en totale mutation. Pourquoi ne pas parler de Windows 3.1 tant qu’on y est ?

Pour le reste, l’article est confus et ne relate que les déboires de son auteur. Il aurait pu se résumer à un aphorisme : "Cliquer ne résoud pas tout."

-----> Cet article : un saut dans le passé.

> Linux, on fait le saut ? , le 19 août 2005

Je rejoins Yodo,

C’est vrai que les dernieres distributions Ubuntu, Mandriva ou Fedora ont considérablement evolué.

Jusqu’a l’année derniere, on rencontrait systématiquement de nombreux problèmes ( pilote / configuration) ... Il faut dire qu’aujourd’hui, c’est beaucoup plus rare et que c’est vraiment la faute d’un materiel tres original. En informatique tout evolue tres rapidement, c’est encore plus vrai dans l’open source et les problemes de 2004 ne sont plus les problemes de 2005 (Il y en aura sans doute encore un peu mais considerablement moins).

Je suggère à FRAMASOFT de faire un tri car il y va de la notoriété du site. Si les avertis commence à dire aux petits nouveaux de l’Open Source que les articles framasoft ne sont plus à la page, ce serait selon moi vraiment dommage.

J’ai bien conscience de la difficulté, le plus dur pour un site web n’est pas de la création mais plutôt de le tenir à jour.

> Linux, on fait le saut ? , le 19 août 2005 par RNB

Bonjour.

Cet article consternant date de mars 2004. Framasoft fait dans l’actualité ou bien dans l’histoire ?

La tribune libre n’est pas un forum ni une page d’actualité. C’est un espace où l’on publie des textes qui permettent de s’arrêter quelques minutes sur un sujet donné. celui-ci reflète l’expérience d’une personne à un moment donné, ni plus ni moins.

Pour le reste, l’article est confus et ne relate que les déboires de son auteur. Il aurait pu se résumer à un aphorisme : "Cliquer ne résoud pas tout."

Cet article est publié dans la rubrique "témoignage"...

Je suggère à FRAMASOFT de faire un tri car il y va de la notoriété du site. Si les avertis commence à dire aux petits nouveaux de l’Open Source que les articles framasoft ne sont plus à la page, ce serait selon moi vraiment dommage.

Oui, peut-être faudrait-il écrire un article avec un témoignage plus récent sur l’installation d’une distribution Linux. Si vous avez du temps, vous savez comment vous pourriez l’occuper :-)... Merci.

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> Linux, on fait le saut ? , le 11 août 2005 par Jerome (0 rép.)

Attention à la date

Près d’un an après (Aout 2005). Les distributions GNU/Linux pour le poste de travail ont réalisé des progrès spectaculaires. Tout évolue très rapidement dans l’open source, en particulier pour la détection de péripherique, n’hésitez donc pas à retenter l’experience.

On a même assisté à la naissance d’une distribution ayant un grand avenir pour le poste de travail : la Ubuntu (distribution basée sur la Debian mais orienté poste de travail).

Aujourd’hui, tout est donc plus facile !!! A vous de jouer.

-----> Club Micronet

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> Linux, on fait le saut ? , le 28 août 2004 par Triangle (0 rép.)

Rien à voir avec l’article, mais Linuxien sur TP600E je peux t’aider à enfin avoir du son...en plus ça marche plutôt bien.

Tu pourras trouver un de mes post sur www.lea-linux.org dans la rubrique portables.

"C’est ça le GNU/Linux spirit !"

-----> Linux Entre Amis

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> Linux, on fait le saut ? , le 17 juillet 2004 par xhaman (0 rép.)

Merci pour cet article. Comparé à certains débats stériles qui courent sur le site (le libre c’est pour linux et gnagnagna) au moins voilà de l’objectif et du constructif !

Le passage à Linux n’est, à ce jour, toujours pas une mince affaire, et je pense que ça reste une activité de passionnés ou au moins de très motivés, ou alors de chômeurs : faut être patient et c’est un euphémisme, sans garantie de résultats d’ailleurs, d’où faut pas être vite frustré non plus ! Perso je suis un peu motivé de me casser la tête (mais je préfère le soleil et les pitis oiseaux ;)) mais j’ai surtout beaucoup de temps (chômage...). Donc j’essaie, mais si je travaillais, franchement j’aurais surement autres choses à faire de mes temps libre (Et oui, Linux, aussi paradoxal que ça puisse paraître, bouffe les temps libres, héhé.

Par contre ça demande beaucoup moins d’invesstissement d’utiliser du libre sous Windows. D’ailleurs, le jour ou tout le monde travaillera avec du libre sous Windows, et aura ses pitites habitudes avec OpenOffice et autre The Gimp, il y aura beaucoup moins de réticence à passer sous Linux, car s’il faudra s’habituer à un nouvel OS, au moins les applications seront les mêmes.

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> Linux, on fait le saut ? , le 29 mars 2004 par ChaGab (0 rép.)

Bel article, beau réalisme, plein de sincérité.

Je vois les choses de la même manière qu’André, j’ai des soucis identiques, j’avance de la même manière. Et comme lui, j’avance !

J’apporterai un seul élément complémentaire, avec Linux, on trouve sur le net un tas de gens sympas qui prennent la peine de vous aider dans vos recherches vous permettant de régler vos problème et mettre en place les adapations nécessaires. Et rien que ça, ça vaut la peine d’être vécu.

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> Linux, on fait le saut ? , le 29 mars 2004 par sdj (0 rép.)

Salut,

Bien d’accord avec l’article, surtout au niveau de la reconnaissance matérielle des distributions linux. Comme pour l’auteur de l’article, j’essaie de faire fonctionner, en vain, un graveur de cd depuis mes débuts avec linux. Ce n’est pas faute d’avoir cherché sur le net et ailleurs les infos et autres renseignements qui m’auraient permis de faire fonctionner ce satané bidule. On en revient toujours à la même chose : quand les producteurs de matériels décideront de livrer des pilotes (libres) pour les solutions linux, alors il est certain qu’il y aura un ras-de-marée. Jusque là, on restera dans la cohabitation.

Bien à vous

Sdj

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> Linux, on fait le saut ? , le 28 mars 2004 par PhiX (1 rép.)

Je trouve cet article très sympathique et parfaitement bien adapté au public de framasoft.

Très réaliste, il permet de tempérer les ardeurs des linuxiens qui, comme moi, oublient quelques fois qu’ils ont débuté un jour.

Merci pour cette contribution de la « Belle Province » !

> Linux, on fait le saut ? , le 28 mars 2004 par fawboris

Je dois admettre que c’est la description de ma propre démarche, puisqu’ayant installé la RedHat Manhattan (5.1) en 1999, puis gravé toutes les Mandrake depuis la Gold 2000, je n’utilise toujours pas Linux, faute de ... oh, bien des choses en somme...

Je me soigne petit à petit : OpenOffice depuis la 1.0, FireBird depuis la 0.7, ThunderBird 0.3, Blender, etc.

Si seulement mon jeu favori (IL-2, simulateur de vol russe et sans équivalent pour la période 1933-1946, en graphisme et jouabilité) pouvait être porté sur Linux ...

Mais quitte à conserver un dual-booot, le jour se rapproche où les pingouins me verront débarquer chez eux ;-)

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> Linux, on fait le saut ? , le 28 mars 2004 par Corsica (1 rép.)

Bonjour Utilisateur de Linux depuis 1 an, j’ai conservé Windows 2000 en dual boot, mais n’y retourne que trés trés rarement. Je dois néanmoins reconnaitre (sous la torture...) que pour un novice, Linux c’est bien tant que tout le matériel est reconnu au départ, sinon cela se complique un peu. Disons que je partage la plupart des utilisateurs en 3 catégories
- Niveau 0 : Ne saura jamais rien installer sous windows, donc sous linux !
- Niveau 1 : Sait installer une imprimante sous windows, car il suffit de mettre le cdrom, mais ne saura rien faire sous linux !
- Niveau 3 : Sais faire une recherche sur internet, télécharger, compiler, bonne notion informatique. Pour lui, Linux est bien, mais sous Windows, il se ballade !

En conclusion : En 1 an, j’ai souvant été à 2 doigts de retourner sous Windows, mais j’ai résisté. Mais maintemant, Linux a pour moi quelques avantages :
- Moins perméable aux virus !
- Plante beaucoup moins
- Je n’ai pas l’impressions de me faire scanner quand je fais une Mise à Jour !

Je continue à conseiller Linux à toute personne, ou au minimum à lui faire adopter certains logiciels (mozilla, OpenOffice,etc..), mais je suis plus nuancé qu’il y a 1 an sur le passage à Linux.

Amitiès de Corse

un demi saut, pour un saut complet par la suite , le 31 mars 2004 par Nicolas

J’ai installé ma première distribution avec la mandrake 6.1, il y a... longtemps (1999 ?), sur un PC modeste, et à l’époque, le dual boot me semblait indispensable, d’ailleurs j’utilisais encore beaucoup Windows. Mozilla était trop lourd pour mon PC (Fierfox n’existait pas), Netscape (oui, NETSCAPE) plantait toutes les heures, on n’avait pas Openoffice (Star Office quand même), les pilotes d’imprimantes étaient rudimentaires...

Depuis la Mandrake 9.x, ça va beaucoup mieux (un PC plus puissant aussi ;) . Je suis encore en dual boot, mais Windows n’a pas fonctionné depuis des mois ! Je peux TOUT faire sous Linux, et je m’en réjouis. :) Quant au matériel, on peut compenser le non-support des constructeurs en étant vigilant au moment de l’achat : s’assurer que le matériel choisi est bien reconnu sous Linux permet de s’épargner du temps perdu en configurations fastidieuses. Malgré tout, je garde Windows 98 "par sécurité", au cas où j’aurais besoin d’un logiciel qui ne fonctionnerait que chez Billou. Mais en pratique, je ne m’en sers plus ! C’est sans doute l’effet croisé de l’amélioration du système et de mes progrès en tant que Linuxien. Il faut "apprivoiser" le pingouin, et au fil du temps on n’imagine plus utiliser autre chose. Aujourd’hui, je suis mal à l’aise avec un PC tournant sous Windows.

Pour un portable, je reconnais que le dual boot est encore indispensable... Tant que les constructeurs ne feront pas l’effort de développer des drivers pour linux, comme le fait nvidia par exemple.

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