Les turbulences de l’édition scolaire - Une conférence de Jean-Pierre Archambault

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Les turbulences de l’édition scolaire - Une conférence de Jean-Pierre Archambault

16 novembre 2010, Free

J’ai lu votre texte avec intérêt , me réservant le temps de revenir à certains de ses dires, orientations, prises de positions et arrière-plan idéologiques. Il est toujours permis de rappeler que si le minitel a bien été développé en France, internet n’y est pas né.

Parlons seulement des noms d’auteur que vous citez pour finir votre exposé : sans juger de leurs qualités littéraires évidentes, ceux du XXème ont tous, hormis Appolinaire, et encore, été compagnons de route du célèbre mouvement communiste, si porteur de lendemains enchantés…

Certes la question des droits est effectivement complexe, et d’autant sur internet, mais pourquoi faudrait-il que la propriété collective, soit supérieure à la propriété privée ? Pourquoi devrait-on s’en tenir surtout à la conception française de l’école, où l’éducazione nationale serait colonne vertébrale, véritable église platonicienne contre les affreux marchands du Temple ?

Ce que permet internet remet et remettra toujours mieux en cause, le monopole public sur l’école, erreur liée d’abord à 1793 et à ses suiveurs dans les deux siècles suivants. L’Etat a certes un rôle du coté du financement, de l’expertise, des régulations, mais devrait comme cela se fait ailleurs, notamment plus au nord, se retirer. L’ancienne caste des guerriers et leurs corps de troupe pléthoriques, fut-ce t-elle démocratisée, n’a à avoir quelque main-mise sur la transmission, et à préempter à son seul usage la liberté d’enseignement. Il faudrait à cette prétention hégélienne d’un savoir absolu introuvable la nature d’un dieu ou de Dieu, et quel que soit la position de l’un ou de l’autre quant à cette question, nul ne me semble avoir cette ubiquité et cette omniscience.

Vous évoquez le marché, que d’aucuns un rien méprisants, ont nommé "petits cours", laissant ainsi entendre qu’il ne pouvait y avoir là qu’infériorité face au consacré et estampillé, dont l’on connaît du reste les résultats remarquables. Or beaucoup d’impétrants de l’EN, bien qu’y existant plus ou moins en interne, trouvent leurs respirations ailleurs et justement sur le net, où dans une joyeuse pagaille fleurissent les propositions.

Vous opposez concurrence et coopération, comme l’on fait de l’ivraie et du bon grain, si je suis bien sûr le clivage éculé, par lequel, malgré votre grande connaissance du net, et de ses tendances, vous entendez pour finir proposer votre analyse. Le grand mot "marchandisation" est lancé, tel qu’on le retrouve dans le Monde Diplomatique, entre autres ensemencements de la stratégie léniniste.

L’école, nom générique, est certes un domaine particulier, mais la société mondiale de la connaissance, atopique, se riant peu ou prou des strates étatiques, l’a déjà investi comme un lieu où coexistent et se développent une multitude d’offres, de qualités et d’approches variées, lieu d’invention et de renouvellement, qu’il ne serait bon de réguler, et de quelle hauteur alors, quand on songe à l’inculture crasse de l’administration française en ce domaine, et que les gosses utilisateurs habiles et inventifs des TIC au travers ne serait-ce que de leurs smartphones, n’ont que faire des examens rabougris et inutiles de type B2I.

J’irai plus loin : non seulement internet remet en cause le monopole de l’EN (oh certes le soutien scolaire répond à une angoisse, certes certains en abusent, mais pourquoi ne pas considérer qu’il y a là aussi réponse à une demande, et de la qualité, pourquoi vouloir annexer, réguler pour ne dire interdire au lieu d’imaginer des associations autrement probantes. (L’argent dont les hommes de l’Etat disposent, serait-il d’ores et déjà votre argent ?)

Questions non développées ici pour l’heure mais elles peuvent l’être. Ainsi internet remet en cause le monopole privé et concentré pour l’essentiel en deux grands groupes des éditeurs scolaires associé à l’excès sans fin du monopole public. Il viendra un temps où une vraie de liberté de choix sera rendue aux financeurs de l’école que sont les contribuables, nul n’aurait jamais dû les en priver, au nom d’une logique platonicienne abusive et de plus contre productive.

J’en viendrai plus tard à d’autres aspects de votre long exposé hautement instruit j’en conviens, points d’accord et de désaccords, divergences et convergences. Au plaisir de vous lire.

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