« Vous voulez la plus belle discothèque du monde, chacun a ses rêves : il y a des filles qui veulent 153 diamants mais elles ne peuvent pas se les payer et n’en ont aucun »

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> « Vous voulez la plus belle discothèque du monde, chacun a ses rêves : Prenez vos responsabilités... question d’éthique...

31 mars 2005, Tomsky

Ah mais en voilà un débat bien particulier... La musique appartient en effet à tous et se doit d’être transmis. Certains musiciens, M, J-L Aubert et d’autres se sont prononcés en faveur du téléchargement gratuit, mais malheureusement pour tout les pirates dans l’âme, celui-ci est et restera illégal pour des raisons très simples :

Un auteur compositeur gagne sa vie grâce aux pourcentages de deux façons majeures : 1- les concerts, organisés par les maisons de disque et/ou un "toureur", organisateur de concert. 2- l’enregistrement et la diffusion de ses titres, albums et singles par une maison de disque, producteur et distributeur (généralement) ou produit par un label et distribué par une maison de disque a l’échelle nationale ou internationale. La rétribution en royalties n’est applicable qu’en radio ou télévision. Donc, l’artiste a des droits d’auteurs sur son travail créatif au titre de la PROPRIETE INTELLECTUELLE sur les ventes (disques) location prestataires (concerts) et d’exploitations (diffusion sur media)

 Là où le bas blesse, cher amis français, c’est qu’un disque, à moins qu’il eut été AUTOPRODUIT, (dont l’enregistrement complet à été payé ENTIEREMENT par l’auteur compositeur), n’appartient PAS à l’artiste, à part de très rares exemples comme Ray Charles, mais à l’individu où ou groupe d’individus, société, compagnie : maison de disque qui a/ont aligné les euros et moyens pour le réaliser, et cela, messieurs Aubert et Chedid en sont pertinemment conscients, a moins qu’ils n’aient pas lu 4 paragraphes entier de leurs contrats de production et de distribution de disque ! En gros, le téléchargement gratuit pénalise principalement les maisons de disque, puisque les artistes peuvent encore avoir des revenus conséquents grâce aux tournées. Et ça ne vous dérange pas ? "Non, on en a marre de ce système capitaliste de merde, ils s’en mettent plein les poches et nous matraquent avec des chansons de merde..." Typiquement Français comme réaction ! D’autant que vous avez le choix ! Combien y a t il de stations de radio en France et sur internet ??? Faite votre choix ! N’écoutez pas tout le temps la radio, lisez les critiques et les articles sur internet, achetez ce qui vous correspond et soyez conscient de vos actes et exercez votre libre arbitre.

Une maison de disque fonctionne grâce à la création musicale qui leur est proposée, donc si c’était aussi "merdique", les directeurs et assistants artistiques ne seraient pas submergés de démos au point de ne pouvoir attribuer que 20 à 35 secondes d’écoute par cassette ou cd tant ils en ont a réviser par jour. Une maison de disque administre, communique et fait de la pub pour son produit : le CD, afin que ses employés puissent payer leurs factures et automatiquement pour l’artiste, même s’il leur crache dessus en soutenant le vol de leur travail. Une maison de disque fait vivre d’autres compagnies, studios d’enregistrement, imprimeries, presses, commerces, centrales et plateforme de diffusion, stations de radio, salles de concert et SURTOUT les intermittents du spectacle d’une manière générale.

Le commerce équitable dans l’industrie musicale :

Plus il existe de maillons dans la chaîne de production d’un disque plus celui-ci coûte cher. C’est une évidence, non ? Pour ne rétribuer que l’artiste, je vous conseille donc de lui passer un petit coup de fil afin qu’il vienne jouer et chanter tout seul dans votre salon pendant que vous l’enregistrer sur le vieux revox de papa... Ceci dit, je ne garantis pas la qualité sonore, ni le fait que ça revienne moins cher que d’acheter un "live" ou l’album même, et je ne vous raconte même pas si votre artiste préféré est mort dans les années 70. "Oui, mais les artistes sont exploités par les record companies..." La part de rétribution des artistes sur les ventes de disques ne nous regarde pas, il s’agit d’une partie négociable de leur contrat (ACCORD COMMERCIAL) entre eux et leurs maisons de disque.

La vérité, c’est tout simplement que l’enregistrement et le mixage + master d’un disque coûte un prix, auquel s’ajoute la gravure, le design de la pochette, les avances subsidiaires sur vente fournies aux artistes pour qu’ils puissent vivre pendant l’enregistrement, les taxes et salaires de tous les intervenants-employés, jusqu’a Nono qui va déchargé la palette de disque au Carrouf du centre commercial de Velizy2 : TOUT a un prix indiscutable, les salaires de directeurs de maisons de production aussi, parce que qui, selon vous, alignent les sous et prennent les risques de produire ? J’ai la chance de promouvoir et de travailler sur des projets auxquels je crois. Je m’investis personnellement et mon salaire avec ! Je suis seul a miser et il serait anormal que j’en sois récompensé si ça marche ? Alors arrêtez de râler un peu, vous travailleriez a risques gratuitement, vous ?

Avoir du goût, c’est bien. Avoir du goût et une éthique c’est mieux.

Je fais bien entendu la différence entre les collectionneurs qui téléchargent compulsivement, (500 a 6000 titres) et les Marie-louise, Ophélie, Marc et autres qui ont entendu un titre a la radio ou chez une copine et voudrait en connaître plus de ce chanteur la. Ces derniers ont plusieurs possibilités : 1 les disquaires, qui autorisent maintenant une écoute approfondie en borne, Booth, et même salons insonorisés d’un disque avant l’achat, 2 les sites internets LEGAUX qui proposent des extraits d’albums complets. 3 l’écoute particulière, chez des amis, aux mediatèques municipales et autres associations de quartier.

J’entends depuis quelques temps, notamment a la télé, les Audionautes se plaindrent du prix prohibitif des disques, ce qui représente leur excuse première pour télécharger. Un d’entre eux a même réussi a s’introduire aux Midem –toujours illégalement d’ailleurs- afin de demander pourquoi c’était si cher et pourquoi le téléchargement était interdit. Le montage du reportage étant très orienté, les réponses semblaient un peu bancales... Quelles dépenses a-t-on quand on est ado ? Et comment y remédier ? Deux solutions : Attendre et économiser (réponse implicite de Pascal Nègre) ou alors, aller livrer des pizzas en mobylette a temps partiel afin de payer pour ce que l’on souhaite.

Un problème général dans la société Française est l’envie du tout, tout de suite et pour rien. Ceci entraîne des déviances et des abus, le piratage en fait parti. Télécharger illégalement, c’est comme rentrer dans un potager, prendre les tomates et carottes qui vous plaisent le plus, en faisant un gros doigt aux jardiniers en guise de paiement, sous prétexte qu’ils n’ont pas inventé les légumes. Ne pas payer pour ce que l’on prend reste du vol. C’est une question de morale et d’éthique.

L’industrie s’adapte, 0.99 € la chanson en téléchargement, franchement c’est un coup ultra minimale, ne dites pas le contraire... Si vous souhaitez éviter les « major », il existe même des sites dédiés aux groupes ou artistes indépendants offrant des mp3 en libre accès. Le plus incompréhensible pour moi reste le fait qu’il y ait un débat sur le téléchargement illicite ! Ce qui motive l’utilisation du p2p reste la gloutonnerie et le besoin de posséder a moindre prix. Aujourd’hui combien de DJ de province ont vraiment une licence d’exploitation musicale ? Peu, puisque la majorité d’entre eux pillent des titres sur les réseaux p2p. Et surtout qui à besoin de télécharger aveuglément jusqu’à 6000 titres afin de déterminer ses propres goûts musicaux ???? Les défenseurs du téléchargement gratuit abusent sous prétexte que la musique est une donnée abstraite et donc gratuite. Sa production, elle, ne l’est pas. Le prix en est même colossal, ne serait-ce que pour garantir une qualité Audio que les pirates se croyant mélomanes chérissent tant. Beaucoup se targuent de purisme artistique et gardent le nez au vent prônant des valeurs et des droits inaliénables sur la culture pour valider leurs larcins. Belles valeurs ! Ces gens ne valent pas mieux q’un arracheur de sac a main, et ont tendance a oublier que chaque droit implique une obligation en contre parti, ne serait-ce que de reconnaître la valeur du travail des personnes qui participent à l’élaboration d’un disque.

Un vrai mélomane achète des places, va voir des concerts, et achète des disques parce qu’il sait que la piraterie amoindrie encore plus la rétribution des artistes et met en péril le développement de nouveaux albums pour des raisons économiques, ce qui contribue a l’uniformisation musicale puisqu’on en vient a produire ce qui coûte le moins cher. Alors oui, 300000€ d’amende et de la prison semble beaucoup, mais c’est bien peu comparé à ce dont ils nous privent tous.

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