• Auteur : François Bancilhon
  • Date : 25 mars 2007 (26 mars 2007)
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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale

La nouvelle est tombée au début du mois : à la prochaine rentrée parlementaire (juin 2007), nos chers députés et leurs adjoints auront l’insigne privilège de travailler sur des ordinateurs équipés d’un système d’exploitation Linux, plus précisément une distribution Ubuntu. Toute la « communauté du libre » s’est bien évidemment réjouie de cette annonce qui, après quelques autres, témoigne de la percée des systèmes d’exploitation libres dans un milieu plus large que celui des « utilisateurs avertis ».

Dire que toute la communauté s’est félicitée serait cependant oublier une chose : nous ne parlons pas ici uniquement de diffusion et d’utilisation de logiciel libre mais aussi (et surtout ?) d’économie et de marché. Et le bonheur des uns (les sociétés Linagora et Unilog chargées de déployer les nouveaux postes de travail) contraste avec la déception des autres (les sociétés ayant répondu à l’appel d’offre du Parlement mais dont le projet n’a pas été retenu). D’où une lettre ouverte publiée par François Bancilhon, PDG de Mandriva et reproduite ci-dessous.

La plupart des observateurs ont remarqué depuis quelques mois/années que l’extraordinaire développement d’Ubuntu sur un « segment de marché » particulier - linux pour le grand public - s’est sans doute fait en partie au détriment de la distribution qui, jusque là, occupait le terrain : Mandriva. Pourquoi ? Chacun trouvera ses propres (contre-)arguments mais il nous est cependant apparu intéressant de reproduire cette lettre ouverte car elle appelle des réflexions plus générales sur l’avenir du logiciel libre [1] :

  • Sur quel pied danser lorsque des distributions linux « concurrentes » ne partent pas « à armes égales » (il est toujours utile d’avoir un millionnaire bienfaiteur avec soi :-) ?
  • Quid de la politique de développement de Mandriva qui semble connaitre quelques ratés ? [2]
  • Assisterons-nous, avec la montée en puissance d’Ubuntu (30% de part du marché mondial actuellement) à la formation d’un monopole, côté Linux cette fois-ci ? [3]
  • Plus généralement, quel modèle économique pour une implantation pérenne du logiciel libre ?

Evitons les trolls velus et ouvrons ici un modeste espace de débat sur le sujet.

Madame, Monsieur,

L’Assemblée Nationale a récemment fait le choix du logiciel libre et de Linux pour équiper ses 1000 postes de travail et a émis en décembre 2006 un appel d’offre à cet effet. Je me félicite de ce choix en faveur du logiciel libre qui permet de s’exonérer d’une dépendance coûteuse pour notre pays.

Un projet de pôle compétitivité est en gestation en Région Île de France. Il réunit un certain nombre d’acteurs français. Là encore, je me réjouis de cette initiative des divers acteurs nationaux et locaux et j’espère qu’elle ira à son terme malgré les pressions contraires.

Le seul éditeur Linux européen, Mandriva, est français et a son siège en Île de France. Il est reconnu par des acteurs internationaux comme HP et Intel qui ont passé avec lui des accords mondiaux. Mandriva vend dans plus de 140 pays un système Linux traduit dans plus de 70 langues.

Mandriva a répondu à l’Appel d’Offre de l’Assemblée Nationale en s’associant avec des intégrateurs locaux renommés, comme Atos Origin ou Steria. L’évaluation technique par les services informatiques de l’Assemblée de la proposition de Mandriva la place devant celle de ses concurrents.

Or, le choix des services informatiques de l’Assemblée vient de se porter sur Ubuntu, un Linux concurrent de celui de Mandriva, financé à 100% par un milliardaire sud-africain — et donc dans un modèle économique face auquel aucune entreprise ne peut concourir — qui inonde le marché. L’offre retenue – semble-t-il uniquement sur la base du prix — a été proposée par une société de service, sans référence de déploiement de bureau Linux, et qui prétend supporter seule ce Linux sans s’associer à l’éditeur d’Ubuntu.

L’offre présentée par Mandriva et ses partenaires a l’avantage d’associer directement éditeur et intégrateur, au contraire de l’offre choisie par les services informatiques de l’assemblée, ce qui présente par là même un risque important. La solution présentée par Mandriva et ses partenaires est donc fondamentalement différente de celle qui a été retenue.

Je ne comprends pas ce choix et je ne comprends pas qu’une entreprise française, qui peut assurer un support local de son produit, grâce à des ingénieurs basés en France, n’ait pas été retenue.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de mes sentiments respectueux.

François Bancilhon
PDG, Mandriva

[1] comprendre : si l’on veut que le logiciel libre et notamment les systèmes d’exploitation puissent briser un monopole qui s’exprime aujourd’hui sous forme de vente forcée . NdE

[2] Voir par exemple la comparaison des sites web de Mandriva et d’Ubuntu. NdE.

[3] Et c’est un ubuntu-iste qui pose la question :-). NdE.

Commentaires

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 2 août 2007 par Petite-fée (1 rép.)

Suis bien contente que Mandriva n’ait pas été choisi même s’il est français.

L’année dernière je voulais me mettre à linux. J’ai passé en revue plusieurs éditions. J’ai fini par choisir Mandriva. J’ai même décidé à le soutenir financièrement.

Après paiement, je l’ai installé. Je n’ai pas réussi totalement à bien configurer mais bon ca c’est plutot mon problème.

Le vrai problème est que je n’ai jamais reçu un seul email qui confirme mon paiement, ni un seul newletter... Le néant ! Comme si je n’ai jamais participer financièrement.

Depuis je suis toujours à windows car je ne suis pas douée pour configurer linux

Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale et à leur asistantes , le 6 août 2007 par bernard

bonjour,

à petite fée : quel que soit votre échec cuisant avec une première installation linux, je vous invite à prendre contact avec un groupe d’utilisateur linux de votre région ...

j’ai aussi fait comme vous au départ avec une autre distribution linux, mais il y fort longtemps ....

je vous invite simplement à persévérer

recontactez moi si vous le souhaitez afin de pouvoir réaliser votre installation tant espérée ou désirée

ensuite, j’attire votre attention sur le fait que je suis passé à la permanence de la circnscription de mon député et là horreur je n’ai vu ques des logiciels du chapelier fou ....

à quand réellement l’implantaton des logiciels libres dans les permanences locales ?

je vous invite tous à aller vérifier si les paroles se sont mûs en actes probant ou sont restés lettre morte ....

-----> distribution debian linux

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 12 juin 2007 par b-et-a-ba (1 rép.)

Juste une idée : Taxer les bijoux pour chiens-chiens, la bouffe de ces petits animaux sales et dangereux(autant que les gros). Taxer les vêtements pour ces bestioles, leurs amis chats, et Nouveaux Animaux de Compagnie. Libéraux ou pas, députés nouveaux et anciens, voilà l’occasion de vous montrer juste envers la société. Quand on voie ces nanas huppées, maquillées, avec leurs chevaliers d’un autre temps, narguer les RMI, les SMICARDS avec ces falbalas ! Quand on encourage de pauvres retraités à dépenser leur maigre pension pour ces animaux au lieu de les rapprocher des enfants.

Taxer sérieusement les 4X4, avec leurs pare buffles, leurs cheminées d’aspiration air frais, plus hautes qu’un homme, pour délivrer aux piétons un air vicié que vous prétendez combattre.

Taxer sérieusement les barres chocolatées, les sodas, les plats cuisinés qui revennent plus chers, qui nous font grossir et vous permettent de créer des franchises sécu.

Il existe d’autres voies.

Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 20 juin 2007 par oskar

Gentils animaux de compagnie qui sont souvent les seuls supports dans un univers de solitude. Bravo pour l’inhumanité flagrante, typiquement "has been de gauche militante" et surtout totalement en dehors du sujet !

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 12 mai 2007 (3 rép.)

Si j’ai bien compris, l’assemblée nationale veut faire des economies sur son equipement informatique (systeme d’exploitation). Elle opte pour le plus offrant Ubuntu. Cette distribution est, dixit monsieur le PDG de Mandriva, "dopée" dans son prix pour faire la meilleure offre, par un milliardaire Sud africain. Cela ressemble aux subventions d’etat qui protegent une activité economique (exemples textile chinois ou coton americain !). Ce choix est-il alors respectueux d’une ethique rigoureuse ? Peut-etre pas car dans le meme temps notre assemblée nationale, "soucieuse d’economie", a adopté une loi, votée en catimini par tous les groupes, permettant à tous les députés non-réélus en juin prochain, de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant encore 60 mois, au lieu de 6 actuellement. Au lieu de cette loi inique et pour ce prix les representants de la nation auraient pu faire une preference nationale.

-----> http://fr.altermedia.info/general/l...

Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 16 mai 2007 par LeGoJac

La loi votée en catimini n’est pas une loi. Cette histoire semble droit héritée d’un mail qui se répand depuis quelque temps. Les 60 mois viennent d’un changement du règlement de l’assemblée nationale en 2003. L’indemnité ne concerne pas tous les parlementaires, est dégressive, et se fait à budget constant. Les montants sont pris sur les indemnités des parlementaires en activité. Bref de la solidarité entre parlementaires. La solidarité tout ça quoi..

Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 20 juin 2007 par oskar

Certes, ou comment faire de la désinformation à bon compte. Sur le mode du "tous pourris", et "ils font ça avec notre argent", cher au FN. Quel rapport avec le thème de reflexion ? Aucun !

Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 4 juillet 2007 par seb

Je ne vois pas non plus le rapport avec le FN ?

Ne prends pas un parti pour tête de turc s’il te plait... quel qu’il soit !

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 29 mars 2007 par Frédéric Parrenin (1 rép.)

Personnellement, j’aurais fait le même choix que l’AN, à savoir Ubuntu.

J’ai utilisé Mandrake pendant des années. J’ai même adhéré au club plusieurs fois en me disant que j’allais soutenir une entreprise française en galère. Et puis en 2004, je suis passé à Ubuntu car je pense que cette distrib a fait quasi-systématiquement les bons choix :
- se baser sur debian, distrib communautaire qui n’appartient à personne, et qui a une base très propre.
- Utiliser Gnome par défaut (tout en proposant KDE), car c’est l’environnement libre par excellence, qui n’est lié à aucun éditeur (QT, la bibliothèque de KDE est liée à Trolltech)
- sortir une distrib gd public tous les 6 mois pour avoir le dernier Gnome, tout en faisant des distibs LTS avec un support de 5 ans pour les gens qui ne veulent pas changer tous les 4 matins.
- Stimuler la création d’une doc communautaire en accès libre pour tous. La doc Ubuntu est incroyable.
- Utiliser/développer les outils communautaires plutôt que de développer les siens, notamment en matière de configuration. Plus de drake-machin-chose, on utilise les outils de config de Gnome (ou KDE le cas échéant).
- D’ailleurs, les outils de conf de Mandrake étaient très bugués. Je préfère l’attitude d’Ubuntu, qui préfère une doc bien faite sur les commandes en ligne plutôt qu’un outil graphique mal finalisé.
- D’ailleurs, vous connaissez beaucoup de projets OpenSource qui sont managés par Mandriva et qui profite à d’autres distrib ? Novell, Redhat et Ubuntu ont fait des tas de trucs pour GTK/Gnome/X/Compiz, etc. On ne peut pas en dire autant de Mandriva.

Bref, je pense qu’Ubuntu est techniquement mieux faite et possède un esprit plus libre que Mandriva. Et je ne dois pas être le seul à le penser, vu le nombre d’utilisateur Ubuntu.

Maintenant, si j’étais le patron de Mandriva, je m’associerais rapidement à Ubuntu. Qu’est-ce qui les en empêche ? Il y a d’autres distribs qui sont basées sur Ubuntu. Cela leur permettrait d’avoir une distrib plus solide, tout en réduisant considérablement les coûts de développement. Ils pourraient ensuite se consacrer à la prestation de service, un domaine où il y a bien plus de tunes à se faire que sur le développement d’une distrib...

Mandriva, c’est votre seule chance de salut !

Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 29 mars 2007 par Ti-nérisson

Les versions LTS sont supportées pendant 5 ans pour les serveurs et 3 ans pour les postes de travail.

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François Bancilhon est un mauvais perdant , le 28 mars 2007 par KD (0 rép.)

François Bancilhon est un mauvais perdant :

"un modèle économique face auquel aucune entreprise ne peut concourir " => Non et Non, Francois je ne vois pas en quoi cet argument est recevable.

Je vous interdis de d’utiliser la nationalité de l’entreprise comme un critère de choix dans le monde Open Source !

Vous vous êtes enfermé dans un modèle non viable. C’est le service qui finance la R&D Open Source ou alors c’est un mécène. Et vous n’avez ni l’un ni l’autre.

Encore une polémique pour ralentir la diffusion du libre. Mais pour qui roulez-vous ?

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 28 mars 2007 par Vouf (0 rép.)

Je suis utilisateur "occasionnel" de Mandriva depuis l’apparition des toutes premières Mandrake. J’appartiens au club Mandriva depuis 2003. Je n’approuve pas la démarche du président de Mandriva. Je respecte les choix de cet appel d’offre et ne souhaite pas polémiquer sur celui ci. Je voudrais juste rappeler quelques faits.

Pourquoi ai je adhéré au club ? Pour ces services ? Non. Pour sa communauté ? Un peu. Mais surtout parce que Mandrake était sur le point de faire faillite en 2003. Je ne savais pas comment aider Gaël Duval et ses équipes. Alors, en souscrivant au club, j’ai pensé soutenir cette distribution que je ne voulais pas voir disparaître du paysage Linux.

Je continue à souscrire au club car je pense aux salariés et développeurs de Mandriva. Mandriva à ce jour a de grandes difficultés financières. L’avenir est incertain. La réaction du président peut s’expliquer en partie à cause de ce contexte difficile. Mandriva survivra t’elle en 2007 ?

Maintenant, je suis fatigué de lire des posts avec des informations fausses et qui nuisent à l’image de cette distribution.

1) La distribution est sous licence GPL. Les outils Drak développés par Mandriva sont aussi sous licence GPL.

2) Pour télécharger la distribution, il n’est pas nécessaire d’appartenir au club. Il existe une déclinaison free qui ne contient aucun logiciel commercial et codec propriétaire. Elle est déclinée en une version DVD et en One. KDE, gnome et bien d’autres environnements graphiques sont supportés.

3) Les mises à jour sont GRATUITES.

4) Pour s’inscrire au forum, il n’est pas nécessaire d’appartenir au club. L’inscription est GRATUITE.

5) La base de connaissances est en pleine refonte et sera portée sur mediawiki. Il n’est pas nécessaire d’appartenir au club pour contribuer à l’enrichissement de cette base.

Je peux vous dire que les contributeurs du club font aujourd’hui leur possible pour ouvrir le plus possible Mandriva aux non clubbeurs. Je le répète , je n’appartiens pas eu club pour faire partie d’un groupe d’utilisateurs restreints avec des privilèges, mais pour financer Mandriva et sa survie.

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Une bonne leçon pour le PDG de Mandriva ! , le 27 mars 2007 par zePuppetMaster (1 rép.)

Cette situation prouve bien que le modèle économique choisi par François Bancilhon est mauvais. Cet homme a une vision trop traditionaliste de ce que doit être une société telle que Mandriva ; c’est la preuve que vouloir faire comme Kro$oft avec du libre n’est pas viable. N’en déplaise à certains, mais le libre c’est de l’ultra-libéralisme, il est donc stupide de dire que l’AN aurait du choisir Mandriva parce que c’est une société française ; jouer sur cette corde montre bien qu’ils n’ont rien d’autre à faire valoir dans ce contexte que la nationalité de la distribution (ou de la solution dans son ensemble).

La centaine d’employés de Mandriva paye les erreurs de son PDG... sa plus grosse erreur ayant été de virer Gaël Duval (car il faisait soi-disant partie des « dépenses jugées non essentielles »), il serait temps de penser à le virer lui, car il tire cette société vers le bas.

Je ne remets pas en cause la qualité de la distrib’ mais son modèle économique. Mandriva est et restera une très bonne distrib’. Mais le fait qu’ils perdent des marchés ne me fait ni chaud ni froid... c’est ce que l’on appelle la concurrence, non ?

Alors bravo Linagora+Unilog+Ubuntu !

N.B. Selon moi (qui, il est vrai, ne suis plus novice en la matière), les meilleures distributions GNU/Linux sont Debian et Gentoo ;-)

Une bonne leçon pour le PDG de Mandriva ! , le 28 mars 2007

Tout à fait d’accord !

J’aurais aimé adopter un système français, mais impossible de se faire une idée sur un forum officiel Mandriva (j’ai pas trouvé ou j’ai mal cherché).

Va donc pour Ubuntu (K plus stable sur mon Asus malgré le look Windows). Mais quelle manque de souplesse ces dépôts.

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Y’a pas photo ! , le 26 mars 2007 par john (1 rép.)

Biensur il est question de tarif et Ubuntu et plus compétitif que Mandriva mais personelement j’ai testé les deux systèmes et pour moi il n’y a pas photo ! Ubuntu est LE système d’exploitation phare et depuis quelques temps déjà ! Une autre raison aussi à ce choix et C’EST TRES IMPORTANT : Ubuntu et tout les logiciels inclus ou téléchargeables sont entierement libres. Ce qui n’est pas le cas de Mandriva qui utilise des programmes sous licences proprietaire dans la version d’installation et qui en plus est devenu payante.

Y’a pas photo ! , le 29 mars 2007 par austin41

Lorsque John écrit "Ubuntu [...] entierement libres. Ce qui n’est pas le cas de Mandriva qui utilise des programmes sous licences proprietaire dans la version d’installation et qui en plus est devenu payante."

Je me dit que la vérité est bien subjective. J’utilise Mandriva, Debian et Gentoo. Mandriva n’est, pas plus que les deux autres que je cite, payante ni pour son installation (version free contenant 4 cd) ni pour sa mise à jour. Quant aux paquets propriétaires, que je saches, cette particularité n’est pas propre à Mandriva. Le MP3 est un format propriétaire pour toutes les distributions, idem pour certains pilotes de cartes graphiques.

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 26 mars 2007 (0 rép.)

Excellente information. Je suis justement en train de réfléchir entre Ubuntu et Mandriva sans grande compétence moi-même :-)

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Bravo MM. les Députés, vous avez fait le bon choix. , le 26 mars 2007 par xtra (1 rép.)

C’est un bon choix, et, il faut le dire, c’est une révolution pour la communauté du libre !

Une preuve de plus : Cette attitude de perdant qui se plaint est vraiment déplorable, je me souviens que malheureusement cette société a licencié le génial créateur de Mandrake... On voit où va Mandriva depuis, incapable de respecter la libre concurrence dans le logiciel libre, un comble ! Et qui se permet de critiquer ses clients ! A changer rapidement Svp.

Par ailleurs, les termes de la lettre induisent des erreurs :

Linux-Ubuntu est meilleure techniquement, selon moi, en 2007, pour mon utilisation de type ordinateur personnel :

Ubuntu est basée sur GNU/Linux DEBIAN, la plus stable et la plus facile à utiliser (une fois installée, certes) avec apt-get install et sa multitude de logiciels.

Ubuntu bénéficie de la communauté Debian qui appartient à tout le monde, ce qui est autre chose que Mandriva... Ainsi, Debian ne peut pas, par principe, être associée "directement" à un intégrateur (qui peut faire faillite par exemple ou se vendre à un concurrent non-libre), et heureusement, c’est cela aussi sa force.

Autre avantage du logiciel libre avec Ubuntu et ses dérivés : Pas besoin de payer pour les mises à jour, ceci est indispensable pour la sécurité, la liberté, et pour déployer Linux massivement en dual-boot en entreprise sans faire peur au Directeur Financier !

Et en plus, Debian et Ubuntu, c’est démocratique, gratuit, pas besoin de club ou autre pour tout avoir, y compris un support génial, actif, et... humain !

-----> Le fameux support Ubuntu

Bravo MM. les Députés, vous avez fait le bon choix. , le 26 mars 2007 par Olivier

He ben, il y en a qui ont pas peur de dire n’importe quoi...

Si tu savais vraiment ce qu’est Debian, tu verrais bien qu’Ubuntu, bien que techniquement proche, c’est pas la même chose. Un peu comme Mandriva et RedHat, en fait.

Mandriva n’a jamais fait payé pour ses mises à jour, c’est encore une légende colportée par ceux qui ne l’utilisent pas....

Mandriva fournit tous ses logiciels en GPL (et donc appartient à tout le monde). Je cherche toujours les sources de launchpad chez Ubuntu (ha oui, c’est sûr, c’est pas le contrat Social de Debian, hein).

Et puis pour le support, il y a le même de l’autre côté : http://forum.club.mandriva.com/ Mais je pense pas que les députés aient besoin de ce genre de support....

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 26 mars 2007 par Titoon (0 rép.)

Bonjour,

C’est bien la première fois que je lis un article sur Framasoft. Mais ça me donne envie d’en savoir plus.

Mon jugement est à prendre avec des pincettes, dû à ma méconnaissance réelle du sujet.

Il est vrai que le GPL (et ce qui tourne autour de l’Open Source) a vu émerger un grand nombre de sociétés d’où comme l’a dit Fred : une concurrence qui n’en ai pas moins féroce que pour les produits commerciaux (puisqu’il y a commerce).

Madriva, ex-Mandrake, s’est peut-être assis trop tôt sur sa base installée et sa réputation (mise à jour moins fréquente, ...), les autres agissant comme des start-up prêt à relever tous les défis.

Pour moi, qui prône l’Open Source et l’utilise sur mon poste de travail ainsi que sur divers serveurs, sans arriver à y faire adhérer totalement ma société, le problème est complexe quand on parle de couts et d’économie. Je retiens parfois certains services qui pourtant peuvent couter beaucoup plus cher que d’autres, mais en face, j’ai un interlocuteur valable, compétent et surtout transparent et réactif. Les prix agressifs, on en demande toujours plus, mais attention au retour de bâton possible.

Bref, mais n’ayant lu aucun document, il me paraitrait intéressant d’avoir un debriefing du pourquoi et comment ont été ou non retenu les candidatures. Si ce document existe, celui-là, je le lirais avec intérêt puis que normalement on pourrait comprendre le processus de sélection et les motivations. En même temps, n’est ce pas nous qui payons tout ceci ?

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 26 mars 2007 par Fred (0 rép.)

Et si Mandriva avait été retenu, Ubuntu aurait peut-être fait une lettre trouvant à redire quant au fait d’avoir privilégié une entreprise française ;-)

Même avec Linux, la concurrence est féroce...

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 26 mars 2007 par Ner0lph (1 rép.)

Bonjour,

En rapport avec cette lettre, est-ce que l’appel d’offres est consultable ? Si oui, où peut-on le trouver ?

Ceci afin de voir ce qui était réellement demandé par l’Assemblée Nationale.

Merci !

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erreur , le 25 mars 2007 par tib71 (1 rép.)

il est toujours utile d’avoir un millionnaire bienfaiteur avec soi (sans le "t")

erreur , le 26 mars 2007 par Paoh

merci, c’est corrigé :)

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Lettre ouverte aux députés de l’Assemblée Nationale , le 25 mars 2007 (0 rép.)

Excellente information. Je suis justement en train de réfléchir entre Ubuntu et Mandriva sans grande compétence moi-même :-)

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Faute , le 25 mars 2007 par Omnisilver (2 rép.)

Sur quel pied danser

Faute , le 25 mars 2007 par RNB

Merci. Corrigé.

Faute , le 26 mars 2007

Merci pour la correction et pour l’article ! Désolé si mon premier message a l’air sec, j’étais assez pressé.

Bonne continuation

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