• Auteur : Pyg
  • Date : 13 juin 2005 (22 juin 2005)
  • Licence : Creative Commons BY-SA link_license

Ajax : le retour des lessiviers ?

Ajax, c’est la nouvelle mode dans certains milieux du développement web, une révolution en marche. Pourtant, à y regarder de plus près, le principe ne fait que reprendre des technologies déjà existantes. Pire : certains "font de l’Ajax" depuis plusieurs années sans même le savoir !

Alors, qu’est-ce que c’est vraiment, Ajax, et à quoi devons-nous nous attendre ?
Le valeureux Pyg nous dresse un rapide état des lieux.

« Ajax, c’est quoi ? »

AJAX n’est pas une technologie, et encore moins un logiciel. Inutile, donc, de chercher le bouton "Télécharger". Ajax est une façon d’utiliser intelligemment certaines technologies web préexistantes.
Ainsi, Ajax signifie Asynchronous JavaScript + XML (XML et JavaScript Asynchrone) et propose d’utiliser les technologies web les plus répandues (XML, DOM Document Object Model, CSS, Javascript) dans le but de créer des interfaces utilisateurs plus réactives et ergonomiques.

Du point de vue historique, le terme Ajax (qui évoque pour nous le héros de l’Illiade, ami d’Achille ou, plus prosaïquement, une marque de lessive) a été pour la première fois employé par Jesse James Garrett, dans un article qui a aujourd’hui fait le tour du monde.

Du point de vue marketing, Ajax est sans conteste la plus belle réussite de “buzz technologique” depuis I2BP [1]. Même Framasoft s’en est fait l’écho au travers de la traduction d’un article prédisant : “Le web tel que nous le connaissons est en train de changer probablement plus que depuis que la première image s’y est affichée... L’idée de la page web elle-même arrive en fin de service.” L’Ajax buzz est présent partout sur les sites spécialisés dans le design ou le développement web. On en trouve aussi une forte trace sur les sites de “bookmarks sociaux”, rois de la folksonomie, tels que del.icio.us ou spurl qui sont d’excellents observatoires des tendances du web (qu’elles aient un intérêt ou non).

« Euh... je suis largué, là, c’est quoi concrètement ? »

L’idée principale derrière Ajax est de proposer des interfaces plus réactives et plus riches aux utilisateurs de sites web.

Prenons un exemple : la plupart d’entre vous ont déjà eu affaire à une procédure de paiement en ligne. Le plus souvent, cette procédure est décomposée en plusieurs pages web, par exemple :

  1. une pour rentrer vos coordonnées postales ;
  2. une pour valider votre commande avant paiement ;
  3. une pour saisir vos coordonnées bancaires ;
  4. une dernière pour valider définitivement.

Pour passer d’une étape à l’autre, vous devez par exemple cliquer sur un bouton « suivant », qui chargera la page de l’étape suivante. Chacun de ses chargements entraîne donc le chargement d’une nouvelle page complète. Techniquement, cela se traduit par une requête envoyée par votre navigateur au serveur du commerçant : par exemple “j’ai bien saisi mes coordonnées postales, enregistre-les, puis envoie moi la page de validation de la commande”. Pour vous, utilisateur, cela se traduit par le chargement d’une nouvelle page.

Le même type d’utilisation avec Ajax serait de se dire « pourquoi faire 4 pages, nécessitant 4 rechargements, alors que seule une partie de la page a besoin d’être rechargée ? » (à savoir le cadre présentant le formulaire), sans recharger les logos, images et autres éléments.

Ainsi, en utilisant les technologies DOM, CSS et Javascript, on peut parfaitement imaginer que le bouton « suivant » aurait pour action, non pas de charger la page suivante, mais de masquer (grâce aux CSS) la partie du formulaire venant d’être remplie et d’afficher la suite du formulaire à l’emplacement de celui qui vient d’être masqué.

Le principal intérêt, c’est que l’affichage se fait instantanément, sans avoir besoin de recharger la page : que vous cliquiez sur « suivant » ou « précédent », l’affichage se fait sans délai.

C’est pas mal, mais ça n’a rien de révolutionnaire, surtout si on se contente d’envoyer toutes les informations d’un coup (à la fin) ce qui est peu adapté à un formulaire de paiement : par exemple, on peut avoir envie d’arrêter sa commande à l’étape 3 (si vous n’avez pas votre Carte Bleue sous la main par exemple) et revenir terminer sa commande plus tard. Si les informations des formulaires 1 et 2 n’ont pas été enregistrées, il faudra les resaisir.

« Ben alors, pourquoi en parler ? »

Là où Ajax devient intéressant, c’est qu’il remet au goût du jour une fonctionnalité méconnue de Javascript : XmlHttpRequest.

Sous ce nom barbare se cache une fonction javascript [2] permettant de charger des données depuis une autre page (ou un fichier XML), sans pour autant quitter celle où l’on se trouve.

Ainsi, si vous vous rendez sur cette page d’Apple vous aurez un exemple concret de l’utilisation de cette fonction : un choix dans le menu déroulant va charger les données depuis le site iTunes Music Store, et les afficher dans la liste déroulante. Un choix dans cette liste et d’autres données (celles du titre et de l’artiste) seront affichées en-dessous. Cette page n’utilise aucun langage "dynamique" (ASP, PHP, etc.), c’est-à-dire que tout un chacun peut l’utiliser sur son site sans avoir à ce préoccuper de la technologie qu’il y a derrière.

Autre avantage, les données se chargent sans avoir à quitter la page. Ainsi, dans notre exemple de paiement en ligne, on peut parfaitement imaginer un système ou les données du formulaire de l’étape 1 sont envoyées en “tâche de fond” au serveur pour traitement[via un webservice, une requête POST cachée, etc.] pendant que l’utilisateur saisit les informations de l’étape 2. A l’étape 3, l’utilisateur retrouvera, via XmlHttpRequest, des données préalablement enregistrées (ses coordonnées, les éléments de sa commande, etc.).

“C’est une révolte ? Non, Sire. C’est une révolution.”

Ajax est-elle vraiment la révolution annoncée ?

Sûrement pas.

Malgré l’engouement autour d’Ajax sur les blogs “branchouilles” de la sphère de la création web, quiconque connaissant un tant soit peu le métier du développement web ne pourra parler de révolution [3].

Ajax n’est qu’un terme marketing pour désigner le bon sens, l’utilisabilité et l’utilisation conjointe de techniques qui sont loin d’être récentes.

« Est-ce à dire pour autant qu’il n’y a que du vent derrière Ajax ? »

Non plus.

Ajax est certes un concept marketing, mais les idées exposées sont applicables et appliquées (parfois depuis des années) par certains sites, et pas des moindres (Google, ou Flickr, pour ne citer qu’eux).

Prenons trois exemples, issus de projets de Google, société particulièrement avancée dans le domaine de l’utilisatbilité.

D’abord Gmail, dont l’offre pharaonique en terme d’espace de stockage de mails (un puis deux gigaoctets) a été le principal argument pour attirer les futurs “clients”. Son interface utilise massivement Javascript (d’où un temps de chargement un peu long au lancement), ce qui lui permet d’être extrêmement réactive à la manipulation. Cette réactivité, combinée avec une interface bien pensée (qui doit plus aux salariés de Google qu’à Ajax), fait que certains utilisateurs préfèrent aujourd’hui Gmail à leur client mail habituel [4].

Autre exemple, sur le site Google Maps, l’impression de grande rapidité à l’utilisation (lors d’un scroll) est en partie due au fait que le site continue à charger les images situées autour de la zone que vous visualisez (et qui vous sont donc pour l’instant invisibles). Lorsque vous déplacez votre souris, ces images sont déjà préchargées et s’affichent instantanément, donnant alors une impression de rapidité et de légereté à l’application.

Dernier exemple, toujours chez l’incontournable Google : Google Suggest. Dès que vous tapez la première lettre de votre recherche, Google vous propose instantanément la liste des termes les plus fréquemment cherchés débutant par cette lettre. Pratique, simple, utile, rapide, efficace [5].

Ajax a le mérite de pousser les créateurs d’interfaces web à se (re)poser la question de l’utilisabilité de leurs sites et de leurs applications.

« Chuis perdu ! Ajax, c’est bien ou pas ? »

Disons que le concept est intéressant, mais qu’il ne mérite assurément pas tout le bruit que l’on fait autour. D’abord, parce que son contour est assez mal défini. Ainsi, selon Jesse James Garret, même si vous ne faites pas appel à XmlHttpRequest, du moment que vous redonnez de la réactivité et de l’utilisabilité à vos applications web, vous pouvez considérer que vous faites “du Ajax”.

Et là, c’est le drame. En adoptant ce point de vue opportuniste, il convient de rappeler qu’on retrouve du Ajax partout sur le web, et ce depuis des années, bien avant qu’un pseudo-expert technologique ne lui donne un nom de lessive.

Un exemple très simple : regardez en bas [6] de cette article, dans le forum qui lui est lié. Les messages sont masqués par défaut pour éviter la pollution visuelle, mais un clic sur le petit triangle... et les messages et leur réponses apparaissent instantanément.

Pour cela, SPIP [7] utilise simplement une fonction javascript qui va modifier le DOM et les CSS en affichant des blocs qui ont été chargés lorsque vous avez appelé cette page, mais qui ont été masqués par défaut. On a bien une utilisation conjointe de techniques web préexistantes visant à “améliorer la réactivité et l’utilisabilité” du site Framasoft : comme Monsieur Jourdain, Framasoft fait donc du Ajax sans le savoir !

Marketeux Go Home : C’est le DHTML qu’on assassine.

Ajax, en dehors de remettre au goût du jour la fonction XmlHttpRequest, n’est en définitive qu’une réutilisation du concept de DHTML (Dynamic HTML). Evidemment, « Ajax », ça sonne beaucoup mieux que DHTML, XmlHttpRequest, SOAP, voire que service web.

En clair : "Ajax, c’est vendeur, coco !"

Et c’est là que le bât blesse : nous avons vu que le concept derrière Ajax est plein de bon sens (mettre en avant l’utilisabilité), mais aussi qu’il ne s’agissait que d’un "récipient technologique vide" dans lequel on peut mettre à peu près tout et n’importe quoi. Il est indubitable que dans les mois (les années ?) qui viennent, les créateurs d’applications web vont “manger” du Ajax à toutes les sauces, moins sous la pression des utilisateurs que sous celle des prescripteurs financiers : clients (et oui, c’est rarement l’utilisateur final qui établit la liste des spécifications fonctionnelles d’une application), employeurs (agences web), service marketing (vous savez, les gars du 3ème étage qui passent leur temps à la machine à café), etc.

Le risque est donc de vouloir du Ajax à tout prix (“Oui, c’est plus cher, mais c’est compatible Ajax, mon bon m’sieur”) ou de mettre du Ajax là où ça n’a pas d’intérêt pour l’utilisateur final, et donc de passer à côté de l’objectif initial.

Sur ce coup-là, l’auteur de ces lignes ne vous cache pas son septicisme, ni sa crainte de voir ressurgir les vieux démons que l’on croyait définitivement entérrés de la folle période de la Net Economie [8]. On vous vendait à des prix prohibitifs toutes sortes de tendances, certaines utiles mais relevant le plus souvent du bon sens (“Soyez compatibles avec le W3C”), d’autres fricotant dangeureusement avec le ridicule (“Avoir les lettres « oo » dans votre nom de domaine quadruplera votre chiffre d’affaires” ) [9].

Attendez-vous donc à voir du Ajax dans pas mal d’applications web, y compris des logiciels libres [10]. On va vous vendre des Ajaxeries tout en vous faisant culpabiliser : “Mais comment avez-vous pu vivre sans ?”. Les applications web se partageant alors en celles compatibles Ajax... et les autres. Cependant, gardez votre esprit critique : ces améliorations ergonomiques ne sont pas dues à une technologie nommée Ajax, mais bien à la volonté de remettre l’utilisateur au coeur de l’interface, en utilisant intelligemment des technologies presque aussi vieilles que le web.

« Si vous croyez en Ajax, si vous voulez que cela soit un succès, parlez d’utilisabilité pas de technologie. » [11]

Voilà pour la théorie et la réthorique. Maintenant que vous en savez plus sur Ajax, intéressons-nous à un cas d’espèce utilisant Ajax : OpenRico.

OpenRico : Une librairie Ajax qui lave plus blanc que blanc ?

Développé par Sabre Airline Solutions, une entreprise américaine proposant des solutions informatiques (logicielles et matérielles) aux compagnies aériennes, OpenRico est une bibliothèque logicielle (ou “librairie”) Javascript qui permet de créer des applications riches (« rico », en espagnol) en utilisant les technologies sous-jacentes à Ajax.

Et oui, si vous avez bien lu ce qui précède, il ne vous aura pas échappé qu’Ajax utilise massivement javascript [12]. Or, vouloir “faire du Ajax”, c’est bien, mais cela ressemble souvent à un parcours du combattant pour le développeur : Javascript est un langage simple et puissant, mais le développeur devra probablement développer ses propres fonctionnalités lui-même, ce qui est coûteux en terme de temps, et donc d’argent.

En clair, rendre une application “compatible Ajax” [13] est chronophage, et pas très intéressant en terme de développement.

OpenRico propose donc un framework (ou "cadriciel") javascript pour “Ajaxiser” [14] vos applications. Le principe est simple :

  1. vous téléchargez les deux bibliothèques Javascript
  2. vous les installez sur votre site, et les incluez dans vos pages
  3. vous appelez les fonctions des bibliothèques OpenRico, qui généreront les fonctionnalités Ajax necessaires.

Openrico propose actuellement 4 domaines d’actions :

Comme quelques exemples seront bien plus efficaces qu’un long discours, je ne peux que vous encourager à jeter un oeil attentif à leur page de démonstration.

Laissons de côté les librairies DHTML pour nous intéresser uniquement au moteur Ajax. Comme vous avez pu le constater dans la démo, il suffit alors de quelques lignes de Javascript pour appeler le moteur Ajax, lui faire charger vos données (par exemple depuis un fichier XML), puis les afficher dans votre page, dans le bloc préformaté de CSS de votre choix. Fort bien.

Le principal intérêt d’OpenRico est donc de vous proposer d’utiliser un moteur Ajax "prêt à l’emploi", ce qui permettra d’économiser pas mal de temps de développement. C’est tout à fait le type d’initiative, comme celle du prototype.js (sur laquelle OpenRico est d’ailleurs massivement basée), qui permettront probablement à terme une mise en oeuvre plus rapide et moins coûteuse d’Ajax (une fois qu’elles seront correctement documentées, ce qui est loin d’être le cas pour l’instant). Intéressant.

C’est parfait. Sauf que...

Il faut cependant souligner l’un des problèmes inhérent à l’utilisation massive de javascript, notamment dans les applications Ajax. En effet, javascript est un langage informatique exécuté côté client, c’est-à-dire que c’est votre machine qui va lire/interpreter/éxecuter le code nécéssaire, contrairement aux languages éxecutés côté serveur (comme PHP, par exemple), interprétés sur la machine hébergeant le site web, puis vous en envoyant une transcription HTML directement interprétée par votre navigateur. La conséquence de cela, c’est que lorsque vous ouvrez une page contenant une librairie javascript riche en fonctionnalités, comme c’est le cas avec OpenRico, votre navigateur doit récupérer le contenu des fichiers javascript avant d’afficher votre page.

« Et alors ? » Et alors c’est lourd. Javascript n’est pas un langage réputé pour sa rapidité d’interprétation par le navigateur, d’autant plus quand la librairie est importante en taille ou en poids.

Petite expérience : installez (si ce n’est pas déjà fait), l’excellente extension WebDeveloper pour Firefox, puis rendez vous sur une des pages de démo. Affichez maintenant le Javascript grâce à votre nouvelle extension (Informations->Javascript). Wow, ça en fait des lignes !

On se heurte là à un problème de fond de développement d’applications Ajax.

Soit vous utilisez des librairies existantes, pour peu qu’elles soient documentées, mais vous risquez de n’en utiliser qu’une partie tout en ralentissant sensiblement le chargement des pages pour vos utilisateurs (imposer le téléchargement de 100Ko de javascript pour faire bouger un calque, est-ce bien raisonnable ?).

Soit vous faites votre propre moteur Ajax, et il faudra vous acheter une nouvelle cafetière pour tenir pendant vos nuits blanches.

De plus, on mélange allègrement Ajax et DHTML en regroupant au sein d’une même librairie un moteur facilitant le XmlHttpRequest et des fonctions permettant d’animer un bloc de texte. De là à penser que certains voudront présenter Ajax comme le talon d’Achille de Flash en terme d’animations web interactives [15] et s’en servir comme cheval de troie pour investir ce domaine largement dominé par Macromédia, les paris sont ouverts [16].

Bilan : OpenRico n’est qu’un exemple parmi d’autres des frameworks Ajax que l’on devrait voir fleurir dans les mois qui viennent. La richesse de leurs fonctionnalités et leur mise en oeuvre rapide en font des outils intéressants, mais on a parfois l’impression d’utiliser un marteau pour chasser une mouche.

Bonne nouvelle pour les utilisateurs du web, Ajax rappelle que ces derniers doivent demeurer au centre des préoccupations des développeurs. Cependant, il ne fait aucun doute que l’utilisation qui en sera faite dans les mois qui viennent donnera naissance à beaucoup de tâtonnements, d’iterations, voire d’erreurs. Le web ne vit pas une révolution, mais une évolution. Comme il en a toujours vécu.

[1] une technologie video qui devait révolutionner le web, mais qui s’est avéré être l’un des plus beau vaporware de la période précédant l’explosion de la bulle internet

[2] au départ un fonction propre à Internet Explorer, puis intégrée à Mozilla de façon légèrement différente

[3] lire à ce sujet l’excellent article de Peter Paul Koch

[4] Lire à ce sujet l’article de Jeremy Zadowny, GMail vs Thunderbird : GMail wins !

[5] Qui a dit « Googlesque » ?

[6] Encore plus bas ;)

[7] Le moteur du site Framasoft : http://www.spip.net/fr/

[8] notez les majuscules, évoquant avec force la nostalgie du temps perdu.

[9] pour vous déténdre : prenez donc quelques salutaires minutes pour lire le sarcastique Devenez beau, riche et intelligent avec PowerPoint Excel et Word de R. Haladjian. Marche aussi avec OpenOffice.org

[10] le mouvement est déjà lancé

[11] Traduction de la conclusion de l’article de Peter Paul Koch, déjà cité plus haut.

[12] langage ECMA qui date de Netscape 2 (1996), si mes souvenirs sont bons

[13] terme qui va en hérisser plus d’un, mais je sens qu’il va falloir s’y habituer

[14] ce qui est bien avec les nouvelles technologies, c’est qu’on peut néologiser librement ;)

[15] toutes proportions gardées

[16] Ajax, Achille, Troie, Paris... Non ? Désolé...

Commentaires

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Majax : le retour des magiciens ????????? , le 18 août 2007 par PIERROT (2 rép.)

Nous sommes en aout 2007 et la baudruche AJAX semble ne pas faire d’émules ... (il n’y pas de jeux de mots).

En tous cas ce n’est pas le top en matière de sécurité, rien que le fait de voir du code JS accessible qui désigne un nom de fichier PHP à lancer ça me fout les boules !

A bientôt, avec PHP 6.0

Pierrot

Majax : le retour des magiciens ????????? , le 19 août 2007 par Léviathan

Bonjour,

J’aimerais bien savoir en quoi avoir le nom du fichier est inquiétant ? Sur un site sans ajax, on voit dans l’url le nom du fichier également, en quoi cela serait-il plus dangeureux avec du javascript ?

Cordialement,
Léviathan

Majax : le retour des magiciens ????????? , le 19 août 2007 par LinkO

“la baudruche AJAX semble ne pas faire d’émules”

Très drôle. Même si le nom AJAX est imprécis selon les cas, la plupart des applications web à succès l’utilise. Et dans tous les sites classiques il apporte de petit plus bien pratique, genre vérification en temps réel des formulaires...

“A bientôt, avec PHP 6.0”

PHP 6 ? Sachant que beaucoup d’hébergeurs populaire ne sont pas encore passé à PHP 5... Preuve s’il en est, les parts de marché perdu par DOTCLEAR qui a voulu sa version 2 ONLY PHP 5, qu’on voit partout remplacer par WORDPRESS ! Tout terrain, lui. Alors Pierrot, si tu ne veux écrire que ton petit code qui ne fonctionnent que dans ton environnement, dans ton petit coin... Alors continue d’attendre, attend PHP 13 !

Quand le train n’arrive pas, c’est peut-être qu’il est déjà passé.

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Ajax : le retour des lessiviers ? , le 29 juillet 2007 par azz (0 rép.)

en ce qui concerne les lourdeurs des lib proposés, je vous conseil jquery , qui ne fait pas exclussivement de l’ajax et qui est extrement efficace pour les fonctions necessaire au devellopement simpliste ou meme avancé cette lib est bien evidemment très legere .

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Ajax : le retour des lessiviers ? , le 20 mars 2007 (0 rép.)

Bravo pour l’article, j’ai pas trés bien compris les problèmes de securité relative à javascript mais passons.

J’ai lu dans l’article les problèmes de "lourdeur" du au javascript, à ce moment là, corrigez moi si je me trompe il suffit de ne conserver, dans ces fichiers, que les fonctions dont on a besoin, non ?

Au niveau des licences, pour les fonctionnalités qui m’interressent, il est permis de modifier le code source tant qu’on le precise, j’ai tout interet à ne conserver que ces fonction ?

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Ajax : démonstration , le 1er janvier 2007 par Fabrice CEZARD (0 rép.)

Voici un exemple d’utilisation d’Ajax : http://demo.internet-ai.com/admin/

L’API Javascript utilisée est en instance de passer open source sous licence "Common Creative".

-----> Démonstration

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Ajax : le retour des lessiviers ? , le 15 octobre 2006 par Alawacbar (0 rép.)

Je vois tout le monde parler de marketing et s’en plaindre mais cela fait un moment que les gens du bizness et de la com’ (la pub et il y en a on la leur doit) squattent et monopolisent Internet.

Ajax est basé sur JavaScript qui est tout même reconnu par une majorité de personnes compétentes comme une passoire niveau sécurité et les failles de ce langage (avec un U c’est le mot anglais) sont nombreuses. Ce langage a peu évolué alors que tous les autres langages Internet ont franchement monté de niveau et c’est un régal pour les developpeurs.

Alors lire que des sites de paiement en ligne utilisent cette technologie ne me rassure pas. C’est bien beau de revoir de belles interfaces ergonomiques mais il faut aussi des programmes rapides ,stables et sécurisés. Et s’appuyer sur un des plus mauvais langages Internet est bien dommage quand on compare AJAX à Java mais le JAVA est vraiment multi plateformes ....

-----> Et la sécurité cela vous dit quelque chose ?

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Ajax : le retour des lessiviers ? , le 9 octobre 2006 par DSI de l’ancienne techno (0 rép.)

bravo pour l’article et je te rejoins sur l’analyse. Dans les années 90 j’ai compris que les difficultés d’adoption du web par les utilisateurs n’auront pas raison d’etre dès que le web fleurterait avec le client lourd ! . C’est l’avis de tous les utilisateurs d’applications ERP. Besoin d’ergonomie ! Besoin de rapidité. le concept ou la fonctionalité AJAX etait déjà revendiquée. AJAX nest pas une technologie mais une valise de techno facilitant le voyage au dessus des cocos du web.

-----> AJAX une valise de techno pour un voyage au dessus des cocos

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Ajax : le retour des lessiviers ? , le 3 septembre 2006 par dahu (0 rép.)

Je me rappel , il y a 6 ou 7 ans , de la page de DHTMLguru...

Très bon article et très bonne analyse .

J’ajoute une seule petite chose à charge contre Ajax et plus globalement contre le DHTML :

1- Casse tete Cross browser

2- Spider indexing

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Ajax : xajax , le 29 août 2006 par rpnpif (0 rép.)

C’est vrai que la technique n’est pas nouvelle, mais il n’était pas simple pour un informaticien non expert de s’y retrouver pour faire un site vraiment dynamique et souple. Les interactions entre le serveur, le javascript, css, php et l’(x)html faisait un peu spaghetti. Ajax y met un peu d’ordre. Bien sûr, personne n’est obligé d’utiliser cette technique qui n’est pas adaptée à toutes les situations.

Les problèmes cités dans d’autres messages de risque d’espionnite existaient et existent encore. De ce côté cela ne change pas grand chose. Encore une fois, ce ne sont pas les nouvelles techniques qui sont en cause, mais leur utilisation.

J’ai essayé xajax. Très agréable à utiliser pour moi. Assez stable malgré la version 0.2.4. Je vous conseille d’essayer les exemples inclus dans le paquet. Voir aussi le wiki. La page principale est ici.

-----> Projet xajax

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Ajax : le retour des lessiviers ? , le 21 août 2006 par sylvain (0 rép.)

J’ai vraiment aimé cet article, il permet d’avoir les idées plus clair sur ce qu’est Ajax. Il fait un point tres exhauitif su le sujet. Dans mon cas, cette "technologie" ou "utilisabilité", je sais pas trop comment l’appelé(peut etre design pattern), est tres utile. En effet pour une application de cartographie, cela améliore nettement la navigation sur la carte pour le chargement des données. Pluis fluide pour l’utilisateur. Je pense que dans des cas comme ca, son utlisation est justifié.

Sinon c’est vrai que openRico c’est super lourd quand meme(50 Ko de prototype.js et 100 Ko en plus). A mon avis, il suffit juste d’utilisé prototype.js, qui facilite nettement les chose, tout en restant raisonnable en terme de taille.

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Ajax : le retour des lessiviers ? , le 12 août 2006 par Daniel Decourdemanche (0 rép.)

Excellent article (mieux même), dire que cela fait 10 ans que je fais de l’Ajax et que je ne le savais pas ! Il y a quand même un petit problème, juste une bétise, un truc idiot quoi : javascript est désactivé par défaut sur IE version Xp sp2 ! Vu les parts de marché de ce browser, si on ne l’a pas configuré pour utiliser javascript, ben Ajax ça marche pas. Reste à mettre tout le monde sous firefox, mais le javascript est plus lent sous ce browser (résultat de benchmark très sérieux). Encore un problème, pas d’objet son en DHTML, c’est domage d’avoir des pages muettes (quoi que). Et pour finir, avant il suffisait de scroller pour lire une page, bientôt grâce à Ajax, il faudra cliquer partout pour faire déplier des textes planqués à droite et à gauche ! A qu’est-ce qu’on se marre !

-----> daddoo@orange

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Merci pour la clarification. , le 10 août 2006 par jball (0 rép.)

Merci beaucoup, je réalise que je fais de l’Ajax depuis un bout de temps. Vous m’avez fait gagner un temps précieux en développement.

-----> Merci, c’est clair.

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Ajax : je suis perdu dans tout ça... , le 19 juillet 2006 par Laurent (0 rép.)

euhh je suis tombé sur le mot "Ajax" et sur cette page ensuite, en voulant chercher un script simple pour mon petit moi, permettant de faire un joli diaporama en images pour mettre sur mon blog n’ayant pas de flash ou autre solution, verdict, je me suis surement perdu de "fil".

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Exemple de site ’AJAX’ , le 19 juillet 2006 par rez (2 rép.)

On peut reprocher beaucoup de chose au "hype" AJAX, mais il aura eu le mérite d’éveiller ma curiosité et m’aura poussé à entièrement refaire mon site à la sauve javascript/dhtml pour obtenir le résultat d’on j’avais toujours rêver mais jamais eu le courage de réaliser.

C’est maintenant chose faite et visible là -> http://www.chiptune.com

Ca m’aura pris quelques bonnes heures de développement, mais ca marche très bien (avec firefox 1.5, c’est compatible IE et consor mais avec quelques bugs tout de même).

Sinon, c’est un bon article qui explique bien les choses, mais plutôt orienté négativement (même si c’est justifié). Je comprend le but de l’auteur sans toutefois être aussi catégorique que lui :) Le "buzz" AJAX permettra au moins de faire avancer les choses, et ca on ne peut pas le lui reprocher :)

-----> www.chiptune.com

Exemple de site ’AJAX’ , le 19 juillet 2006 par Léviathan

sauf qu’un bon site fait avec de l’ajax est un site qui fonctionne sans Javascript également, ce qui n’est pas le cas de ton site.

C’est bien beau de faire un site, mais le web est censé être accessible à tout le monde quelque soit sa plateforme et le logiciel qu’il utilise (c’est comme ça qu’il a été pensé au départ). Un site web non accessible n’est pas très utile.

Exemple de site ’AJAX’ , le 3 août 2006 par Bruno

Moi c’est bien ça qui me choque. Asynchronous JavaScript + XML y a bien javascript dans le nom est un bon site ajax c’est sans javascript... ???

Sinon je trouve ça sympa mais en effet je me demande ou va l’évolution ? parce que la plage braille devant ce genre de site elle répond quoi... "Merde !" ?

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Ajax C’est comme "la syntaxe Wiki" ... , le 4 juin 2006 par Piki (0 rép.)

Un mot ... comme un autre ... enfin non ... un mot marketing pour celles et ceux qui ne sont attirés que par les produits en tête de gondole même s’ils payent plus cher d’emballage que de produit ;-)

En plus ceux qui en parle font pro du pot ... les autres ne sont que d’obscures bidouilleurs autains :p

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Ajax : On peut dire merci au marketing , le 2 juin 2006 par Nibuzer (0 rép.)

Ce n’est peut-être pas une révolution, mais grâce au marketing qui tourne autour d’AJAX. La technologie, est arrivée aux oreilles de beaucoup de développeurs qui ne connaissaient pas l’objet XMLHttpRequest. Et l’ergonomie grandissante des applications web en est la preuve. S’il fallait un coup marketing pour en arriver là, je trouve que c’était nécessaire. N’oublions pas que pour avoir de l’AJAX, il faut des requêtes XML. Donc un site avec du Javascript, DOM, CSS n’est pas de l’AJAX.

Je trouve que cet article est très précis et claire. Merci pour le travail exemplaire de Framasoft.

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Excellent travail , le 30 mai 2006 par 10ip (0 rép.)

Excellent travail

Très pedagogue, presque marrant... Merci

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Ajax : le retour des lessiviers ? , le 26 mai 2006 (0 rép.)

C’est cool, je vais pouvoir ressortir mes scripts JS de 2001, mon vieux site web en DHTM/CSS, et pouvoir rajouter direct AJAX sur mon CV sans avoir à me former davantage.... ;) Merci les pipeaux marketing ! Et qu’on ne me me parle pas de révolution ; Sinon cela veux dire que vous avez dormi pendant les 15 dernières années au lieu d’observer ce qui se passait sur la toile. Merci pour l’article ! ;)

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Ajax : le retour des lessiviers ? , le 21 mai 2006 (1 rép.)

Qu’elle peut être l’alternative à Java ? Merci François Paris

Ajax : le retour des lessiviers ? , le 22 mai 2006 par isatis39871

Pour faire quoi ?

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