Débat contradictoire - Partie 1 : Comment tuer l’Open Source sur les postes de travail ?

Voilà un débat qui ne risque pas de s’épuiser. Nous l’avions abordé il y a bien deux ans maintenant du côté des utilisateurs [1]. Il avait ensuite rebondit (dans nos "colonnes") avec deux textes soupesant le pour et le contre [2]. De quoi s’agit-il ? Simplement de l’affrontement de deux points vues concernant la création et la diffusion de logiciels Open Source sur un système d’exploitation propriétaire...
Pour les uns, le développement de programmes libres sur un système d’exploitation tel que Windows est contre-productif car il ne fait que renforcer la position dominante de Microsoft. Pour d’autres, c’est un formidable tremplin de découverte qui finira par convaincre les utilisateurs de passer du "bon côté de la force", à savoir adopter un système d’exploitation libre comme Linux ou BSD.
Aaron J. Seigo, programmeur sur KDE [3], appartient à la première catégorie. Inquiet du "gaspillage d’énergie" que représente le développement de logiciels Open Source sur une plate-forme propriétaire, il a argumenté en détail les risques encourus selon lui par la communauté du libre dans un billet de son blog écrit le 08 décembre 2004.
Nous publions ici une traduction française de ce texte [4]. Elle sera suivie par la réaction d’un responsable de KDE qui répond point par point aux inquiétudes de A. J Seigo.
J’ai déjà évoqué de manière informelle les idées que vous êtes sur le point de lire, mais je pense qu’il est nécessaire de les souligner. Nous sommes à un tournant dans l’histoire du logiciel libre, et nous n’aurons peut-être pas l’occasion de revenir en arrière, tandis que KDE, Mozilla et OOo font une percée déterminante sur win32.
Tout au long de votre lecture, veuillez garder à l’esprit que mon propos n’est pas de diaboliser le développement de logiciels pour Windows. Je parle exclusivement des logiciels libres adaptés pour Windows (et pour MacOS X également, dans une moindre mesure).
Les applications : la clé de la réussite
Toutes choses égales par ailleurs (ce n’est pas le cas, mais c’est une autre histoire), la grande majorité des utilisateurs choisit son système d’exploitation en fonction des applications disponibles pour ce dernier.
Ce comportement n’est pas modifiable, car c’est grâce aux applications que l’on obtient un résultat, que ce soit la création d’une feuille de tableur où jouer à un jeu. Si les applications souhaitées par les utilisateurs sont disponibles sous Windows, ils resteront accrochés à Windows. Inversement, si les applications qu’ils veulent n’existent que sous Linux/BSD, ils finiront par utiliser Linux/BSD.
En adaptant les logiciels libres à Windows, on augmente le nombre d’applications intéressantes sur cette plateforme. Puisque la disponibilité des applications est un facteur clé dans l’utilisation d’un système d’exploitation, nous pouvons facilement poser l’équation suivante : s’il y a sous Windows les applications Microsoft en plus de toutes les applications libres tandis que les systêmes Linux, BSD, etc. ne bénéficient que des applications libres, pourquoi quiconque un tant soit peu raisonnable voudrait basculer vers Linux ou BSD (et encourir des coûts de formation et de migrations de données), alors qu’il a déjà toutes les applications dont il a besoin et toutes celles qu’il pourrait souhaiter devant lui ? Rien ne justifierait une telle migration. Rien. Donc personne ne le fera.
Pour comprendre ce qui se passe, considérons un exemple qui fait les gros titres d’aujourd’hui : Firefox
Firefox : Permettre aux utilisateurs de Windows... d’utiliser Windows
Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que Firefox montre aux utilisateurs de Windows une échappatoire au cauchemar sécuritaire et au désert fonctionnel qu’est Internet Explorer de Microsoft. Du moins, Internet Explorer tel qu’il apparaît en 2004. Firefox fait cela tout en permettant aux utilisateurs de rester sur la plateforme Windows. En attendant, Microsoft ne transpose aucune application sur Linux/BSD, et il ne commencera pas de sitôt. Ainsi commence le déséquilibre des applications...
Observez les utilisateurs de Firefox sous Windows. Combien d’entre eux déclarent « Je suis tellement impressionné que je vais passer à un environnement libre » ? Quasiment aucun. Nous sommes trop nombreux, dans la communauté de l’Open Source, à rester accrochés à un espoir naïf : que les consommateurs de technologie tirent les conclusions qui s’imposent. Or ces derniers n’en ont aucune envie ou sont même incapables de le faire.
Plus nous transposerons de logiciels sous Windows, plus nous renforcerons le déséquilibre d’applications disponibles tout en encourageant l’utilisateur paresseux à rester sous Windows. Si les utilisateurs avaient un choix à faire entre Windows et Linux (ou BSD) quand il est question d’avoir accès à de meilleures applications, ils se retrouveraient plus motivés à changer. Et ils changeraient.
Regardez : pourquoi pensez vous qu’Apple investisse tant dans leur suite de programmes iApp ? Et pourquoi Apple était-il si hésitant à transposer Itunes sous Windows ?
Ceci implique qu’il existe un côté négatif pour l’Open Source dès que les utilisateurs restent attachés à Windows. Quel est ce côté négatif ?
Le côté négatif
Aussi longtemps que Microsoft peut garder les gens sous Windows, ils auront le temps nécessaire à l’amélioration de leurs applications et surtout de la couche logicielle primaire. Cette couche intègre le noyau, les librairies système et les composants d’application qui permettent à leurs propres logiciels de s’intégrer et de s’exécuter mieux que ceux de la concurrence. Ils procédaient déjà ainsi auparavant pour couper l’herbe sous le pied de concurrents comme Lotus 1-2-3 et DR-DOS et ils le feront encore. C’est trop facile et trop évident pour ne pas être fait.
Comme Firefox prend des part de marché à IE, Microsoft ne répondra pas uniquement avec des innovations pour Internet Explorer mais également en investissant dans le système d’exploitation et l’environnement qui permettront à Internet Explorer de prendre un avantage incontestable sur Firefox. Les gens se tourneront une fois de plus vers IE, et Firefox vivra la même débandade qu’a connu Netscape. Pire, le projet Mozilla ne sera pas capable d’organiser une réponse significative car ils n’ont pas accès au terrain de jeu (la couche logicielle primaire) sur lequel Microsoft les aura battu. Vous ne pouvez faire un match sur un terrain de jeu dont vous n’avez pas l’accès.
C’est pourquoi Firefox a besoin de Linux/BSD pour survivre à long terme : nous n’essayons pas de tuer Firefox, mais surtout nous n’avons pas la possibilité de tuer Firefox même si nous le voulions.
Avec Windows, c’est une autre histoire. Aussi longtemps que Microsoft contrôlera l’ensemble de la technologie Windows (et ils ne s’en dessaisiront jamais) ils auront l’ultime possibilité d’écraser à loisir la concurrence de tout logiciel tiers qui sortira sous Windows. Puisque les souffrances de millions d’utilisateurs Windows sont atténuées par l’utilisation de Firefox, on a donné à Microsoft les coudées franches dont ils ont besoin pour améliorer leurs produits, sans que les utilisateurs éprouvent le besoin de quitter l’environnement Windows le temps de ces améliorations.
En rendant des logiciels compatibles avec Windows, on élimine la majeure partie de l’avantage compétitif des environnements libres aux yeux de l’écrasante majorité des utilisateurs ; pendant ce temps Microsoft a tous les atouts dont il a besoin pour nous claquer de nouveau la porte au nez. Nous avons baissé notre garde pendant que nous consacrions nos efforts à renforcer les positions de notre adversaire.
Pendant ce temps, nous nous tirons une balle dans le pied...
Ce qui rend la situation encore plus dramatique, c’est qu’en aidant les gens à rester sous Windows, nous amenuisons les chances de les voir s’impliquer et de contribuer en retour pour la Communauté. Ceci parce que les outils pour ce faire sont relativement rares sous Windows. Combien d’utilisateurs Windows possèdent des debuggers, des compilateurs, ou même reçoivent des incitations à « être impliqué et contribuer » de la part de leur distributeur principal de logiciel (Microsoft) ? Pour comble, des ressources qui pourraient être utilisées pour rendre les applications Open Source plus attrayantes sont gaspillées à rendre Windows plus attrayant en lui offrant les meilleurs logiciels.
Microsoft nous doit un grand « merci » quand on y pense : nous leur donnons l’opportunité de réagir sur le terrain de jeu où ils sont les plus efficaces tandis que nous limitons nos propres ressources.
Qui a besoin d’amis ?
Cette « stratégie » assure aux environnements libres de ne rester qu’à 5 % de part de marché. Ceci se traduit aussi par un intérêt négligeable des éditeurs de logiciels pour les environnements Linux/BSD. Par conséquent, ceci veut dire moins de logiciels, ce qui implique encore moins de raisons pour les gens d’utiliser des systèmes d’exploitation Open Source. Entendez-vous s’approcher le bruit des dominos qui s’écroulent en chaîne ?
Les Logiciels Libres adaptés à Windows représentent une situation sans issue pour l’Open Source, mais les environnements Open Source basés sur des systèmes d’exploitation Libres sont la solution. C’est maintenant à nous de choisir notre chemin et de le choisir soigneusement.
Aujourd’hui, je contemple kdelibs/win/ et je me sens de plus en plus concerné.
[1] Lire Framasoft contre-productif ? Ou le meilleur des deux mondes. NdE
[2] Lire :
- De grâce, pas de version Windows pour les logiciels !
- Pourquoi (des logiciels libres pour) Windows ? NdE.
[3] KDE est un environnement graphique de bureau sous Linux, considéré comme le plus maniable et le plus accessible aux "transfuges" de Windows. NdE.
[4] Traduction effectuée sur wiki et forum par une équipe de "Framasoftiens" coordonnée par JokoT3. Un très grand merci à eux. NdE.
- L’illustration originale est issue de ce site
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Débat contradictoire - Partie 2 : Comment faire vivre l’Open Source sur les postes de travail ? , le 23 août 2006 par Patrick Bougé (1 rép.)
Je n’aime pas dire ça, mais l’utilisateur lambda à été habitué à windows depuis 15 ans et les habitudes sont difficiles à combattre, bien plus qu’à les créer à partir de rien : la logique du moindre effort est la plus forte. Si on ne prend pas ça en compte dans son raisonnement, on fait une grosse erreur.
L’open source, c’est 1 million de projets (autant de licences, sic !!) et surtout une bastille à prendre avant que le reste ne suive : l’OS. Pour lambda, l’open source, c’est linux, c’est gratuit, tout ça c’est pareil (ca démontre qu’il faudra un jour ou l’autre simplifier et regorouper sous un seul label global, TOUTE les licences, sur le modèle des "creatives commons")
Conclusion, tant que Linux ne s’est pas imposé en tant qu’alternative grand public réelle, il y aura un doute sur tout le reste (sauf quelques exceptions). Le savoir faire démontré par un OS fiable et facile à utilisé (du point de vue du tout venant, pas du spécialiste), ça rassure tout le monde, c’est le point de départ.
Il y a plusieurs solutions pour faire avancer Linux stratégiquement :
la moins "ambitieuse", plagier et plagier encore comme un caméléon :
assurer une compatibilité totale avec les applications linux, via des systèmes comme wine mais...en exploitable vraiment ! (pas avec bac+5 en installationde logiciel abscons). Pour que lambda puisse installer ses logiciels payant windows si il veut. Je parle de wine, parce que pour le reste, il faut windows de toute façon.
mimer windows au maximum avec une interface de KDE type windows : ça rassure de voir la même chose. Si l’utilisateur à besoin de cette interface et de préserver la logique d’organisation de windows, pourquoi ne pas lui fournir finalement ? Après il passe à autre chose. Si c’est juste une question d’aspect.
Ce n’est pas vile, ni inutile : ça permet à certain de lacher la barre petit à petit.
l’ambition moyenne :
Faire des application indépendantes de toute plateforme (sans installation de machine virtuelle s’il vous plait, c’est emmerdant comme tout). Par exemple, avec SDL ou wxwidgets. On devrait définir une forme de standard des outils minimaux pour le développement d’applications graphiques indépendantes (comme avec LAMPS).
On voit bien que ces applications indépendantes permettent en majorité d’assumer une transition réussie.
La plus ambitieuse :
Dans une optique un peu plus ambicieuse et un peu plus glorieuse de l’informatique (et plus passionante) : profiter de la source extraordinaire de créativité et d’invention que représente le libre pour faire "complètement autre chose", de manière complètement décomplexée. L’open sorce n’a strictement rien à perdre par avance, ça c’est une chance. Via son réseau elle peut devenir le nouveau XEROX laboratories des années 2000.
L’open source regroupe à lui seul l’ensemble de tout les projets de recherche des plus grands laboratoires universitaires du monde entier, contenant les plus grand spécialiste de l’informatique mondiale : ceux qui ont réellement tout créé (les autres ont copié et vendu, c’est tout)...là dedans, il n’y aurait pas de quoi faire des merveilles ??? C’est un peu "camboui" les prototypes de recherche, les travaux de recherche, mais c’est une vraie mine d’information...allez à l’INRIA visiter et vous en serez convaincu.
Simplement, ce n’est pas en se référant à windows et en essayant de retrouver les application d’aujourd’hui dans ces projet que l’on va voir l’innovation devant notre nez : il faut partir de zéro. Repenser tout et tout le temps. On croierait aujourd’hui que l’informatique est figée, que plus rien de neuf ne peut être fait, hormis améliorer le passé. Moi je ne trouve pas que l’informatique soit une technologie si innovante que ça : on préserve les mêmes bonne vieilles base depuis 35 ans (depuis les baby boomers en fait).
De l’ergonomie, jusqu’au contenu : qu’est-ce qui nous arrête ? Le complexe et la référence perpétuelle (et involontaire) à windows, et la jalousie vis à vis de la réussite de windows, qu’on soit d’accord ou pas. La référence au inventions passées aussi, aux vieux truc : le C, le shell, les fenêtres, la souris, le processeur intel...UNIX !... tout ça ce sont des très vieux trucs.
Ce sont les complexes, et le manque de créativité significative qui manque à linux aujourd’hui pas autre chose : l’image de marque doit être autre chose que celle du poulidor de l’informatique toujours celui qui copie qui suit le grand microsoft et tente toujours de le rattraper. C’est bien de faire aussi bien, mais on gagne en faisant "autre chose".
Tout ce qui se fait sur linux à encore trop tendance à prendre comme référence Windows, même si on dit "ce n’est pas vrai". L’ergonomie, c’est exactement la même logique fondamentale que sous windows, que ce soit gnome ou KDE ou autre...la seule chose qui n’est pas identique, c’est le shell en ligne de commande ! Ca, c’est vieux, mais au moins ce n’est pas ordinaire parce que c’est plus ancien que windows.
Par exemple, tout ça, ça manque encore d’intelligence artificielle...l’IA c’est bien pour les systèmes à 1 millions, c’est bien pour les jeux de consoles à 3 balles, mais c’est bien également pour les applications courantes. On attends des applications qui comprennent, qui prévoient, qui imitent, qui interprètent, qui tolèrent l’erreur, qui reconnaissent (des profils), qui infèrent, qui dialoguent, qui s’adaptent, qui guident pas par pas, etc...
Ca manque également d’interfaces vectorielles (cf Openstep et son display postcript)..par contre on voit arriver l’interface en 3D, si on arrive à faire quelque chose beau avec ça, c’est gagné...pas des fenêtres plaquées sur un cube...
Ca manque de réalité virtuelle (immersion dans les applications)...
Ca manque de retour tactile Ca manque d’électronicien pour faire des schéma d’interfaces novatrices...
Ensuite :
occuper et envahir toute les niches métiers, tous les secteurs pour lesquels les logiciels sont vraiment trop chère (exemple : musique, synthèse vocale, compréhension écrite et orale, résumé de texte, réorganisation automatique de documents, compréhension du langage naturel) ou inexistant (et il y en a) et se concentrer sur ces secteurs. L’atari et l’amiga, fut une époque, se sont installé comme ça face à l’IBM et au MAC ; l’un avec la musique, l’autre avec le graphisme...euh et le déplombage de logiciel aussi...
attraper les libéraux, les TPE et TPI, notamment avec l’ERP, CRM, groupware et logiciel de compta gratuits (service payant mais pas cher) : pour l’instant ils sont ...pourris, ou inexploitables (compière pour oracle...tsss...et POSTGRES ?).
Convaincre les novices et les enfants qui n’ont pas d’habitudes encore installées d’utiliser linux (en ne le prenant pas pour un abruti de novice comme ont tendance à faire pas mal "d’experts" : "tu ne sait pas ? ahah ! que t’es con, pourtant c’est simple, regarde comme moi je suis doué"). En proposant Linux dans les écoles, les lycées, les collèges, les université, faire des confs, militer, faire des installation gracieusement, avec les logiciels nécessaires, faire de la formation gratuite, et de l’assistance gratuite si il le faut. (et c’est un bon moyens pour des futurs entrepreneurs de se faire reconnaitre).
Plaire aux femmes ! L’informatique rebute les femmes, il faut le dire, même si c’est de moins en moins vrai. Apple à tout compris de ce côté là comme renault avec la twingo. Donc, si linux arrive à parler aux femmes plus que windows et aussi bien qu’Apple, c’est gagné.
faire une interface dédiée aux enfant de moins de 7 ans, une vraie, faite avec des gens qui s’y connaissent dans ce domaine là (des psychologues du développement), selon leur logique à eux et pas simplement des guignoles qui clignotent et qui braillent comme dans adibou ! ca, c’est un terrain en friche.
faire la même chose pour les personnes âgées (plus de 65 ans)...pour ça, on a des gens qui travaillent dans ces domaines, des psychologues gérontologues.
faire la même chose pour le politicien-décidieur- quinquagénaire-fier-quin’yconnaitrien (un chalenge celui-là)
Ce qui manque, c’est la connaissance des utilisateurs...de leurs capacités et de leurs besoins (l’idée d’effort et "t’apprendra bien", ça ne marche pas).
Ensuite :
créer des entreprises du libre, qui vendent des services basés sur le libre et qui font leur métier du libre, de l’assistance. Un faisceau de petites entreprises indépendantes
Si en revanche, on reste avec linux "le cul entre deux chaises" pas vraiment similaire à windows mais quand même un peu et un peu créatif mais pas trop....ça n’ira pas loin, comme tout ce qui imite sans vraiment le faire.
Pour finir : ce que l’on a besoin aujourd’hui dans l’open source ? de commerciaux, de marketeurs, de publicistes, de graphistes, d’ergonomes, de formateurs qui offrent leurs services gratuitement, pour leur plaisir, sur leur temps libre ! Via un projet "libre" et associatif à part... Leur mission : rendre linux agréable, attrayant (encore plus), le faire connaitre, l’expliquer, le diffuser, l’installer, assister, etc...
Séduire, savoir parler, savoir expliquer, savoir présenter, c’est important, c’est un métier et c’est aussi un talent...il est vrai que ce n’est pas forcément celui des experts, des fous de la technique, des programmeurs ou des inventeurs. ca, ca manque cruellement au monde libre.
cordialement
Débat contradictoire - Partie 2 : Comment faire vivre l’Open Source sur les postes de travail ? , le 23 août 2006 par chdudul
La seule raison du monopole de windows est commerciale. Les commerçants ne vous vendent et ne vous dépannent que de çà (mais cela changera). Il faut ouvrir les yeux, c’est le seul produit ou les consommateurs acceptent de telles pratiques. Toute les autres élucubrassions ne servent qu’a asseoir les choix de chacun. Les lois et règles commerciales doivent êtres rétablies, pour le bien des consommateurs.
A+
Débat contradictoire - Partie 1 : Comment tuer l’Open Source sur les postes de travail ? , le 22 août 2006 par Tarantin (2 rép.)
Le problème pour convertir le "très" grand public a linux, je pense que c’est une histoire ...d’environnement graphique !
Perso j’utillise linux en ligne de commande dans mon boulot, et xp chez moi...l’un et l’autre ont d’énormes avantages, mais si il y a un truc qui m’énerve encore plus que la mainmise de microsoft sur tout ce qui est grand public....c’est le "linuxement correct !"
Résumons ;
Windows, depuis le début, c’est un seul et unique environnement graphique integré au noyeau...
Linux, ça part d’unix, donc, à la base c’est la philosophie de la ligne de commande...(la pour un habitué, c’est de la bombe ! Stable, rapide, économe en ressources système...) ....Puis après, pour s’ouvrir au grand public, c’est un compromis avec l’ajout de gestionnaire graphique et packages divers et variés....Et la, ou je vais devenir linuxierement incorrect, niveau stabilité, performance et occupation mémoire, c’est la cata !!!
Je suis désolé mais un système a base d’unix n’est pas fait pour être graphique !
Bref en conclusion je pense que les utopistes du linux grand public vont droit au mur ! La ligne de commande, aussi enfouie sous une interface graphique soit elle, ça fera toujours peur au monsieur tout le monde...(microsoft l’a bien compris allant jusque à virer le dos non emulé sous XP...) Linux est un unix libre et unix à été concu par et pour les informaticiens... Pour qu’un OS libre commence vraiment à percer, il faudrait repartir sur des bases toutes neuves avec un environnement graphique directement integré au noyeau dès le début du développement ! Mais le fossé est encore grand entre le monde des geeks du libre et le "très" grand public, donc ce genre de projet titanesque n’est pas près de se réaliser a grande échelle... Conclusion bien sombre, mais réaliste à mon gout...
Débat contradictoire - Partie 1 : Comment tuer l’Open Source sur les postes de travail ? , le 23 août 2006 par Paul
passionnant !
j’utilise linux à 90 % du temps, je ne tape jamais ou rarement une ligne de commande !
Pourquoi, parce que cela fait plusieurs années que je l’utilise et avec le temps, j’ai choisi le matériel fait pour linux et donc moins de problèmes.
On achete la pièce et ensuite la voiture !
Fourni un pc avec linux installé et que les fabricants cirrent les pompes à linux, comme ils font pour microsoft et windows.
Putain, d’après vous, je suis fort... !
L’os libre a déjà commencé à percer, vas faire un tour en amérique du sud... Regard il y a deux et mainenant !
On est souvent oubligé d’installé linux par rapport à windows, il faut des compétences... normal ! Et installer linux sur un matos windows...
Windows est super, facile.. ;
on fait tout pour windows, drivers, installation...
même comme cela va faire un tour sur les forums windows, tu veras la supériorité de windows et la simplicité que l’on rigole !!!
J’achete une pièce chez renault pour ma peugeot, j’ai un problème, bizarre !!!
Alors avec ton serveur x, ou unix libre (plus bsd...), on peut discuter !
Windows, c’est super..., alors, je te propose un truc !
esssaie de faire fonctionner un matériel sans les drivers ou le petit cd du fabricant sous windows !
tu peux supprimer tous les forums sur le fonctionnement (problème de matériel, driver...) ou l’utilsation windows ! Pourtant, on fait tout et même du sur mesure !
Oui, linux doit faire des progrès, mais dès fois, l’accusation est facile !
J’utilise une debian en majorité, aucune ligne de comande j’utilise un peu mandriva, aucune ligne de comande, si pour la mise à jour (trois mots), je préfere. j’aime tester d’autres distributions.
Mon père a commencé l’info à 55 ans (57 ans), il utilise une debian testing, il fait la mise à jour avec synaptic, il imprime, il utilise sa clès usb, il lit des dvd... Il est surdoué !
Débat contradictoire - Partie 1 : Comment tuer l’Open Source sur les postes de travail ? , le 24 août 2006
....et bien ton père a bien raison d’avoir fait l’effort de s’y mettre, j’en connais quelques uns qui s’y sont mis aussi, mais maintenant tout le monde est loin d’être comme ça !
Je parle de la majorité, c’est a dire des gens, qui, du peu d’experience informatique qu’ils ont, ont aquis des repères "windowsiens" avec le filesystem de windows, à l’époque ou le le linux balbutiait encore... Et ces gens la pour les faire changer d’environnement, c’est pas triste... (et c’est la ou je suis 100% d’accord avec cet article, car ces gens, lorsque ils veulent se mettre au libre, en effet ils installent du libre...sur du windows, pour pas trop êtres chamboulés !) ...Ces gens la détestent etre assistés et préfèrent tout comprendre eux même, sans etre a la botte de conseillers divers et variés...Et puis même si ils décident mollement de s’y mettre un jour, il suffit que leur distrib utillise gnome à la maison, et qu’on leur mette une autre distrib, qui tourne avec du kde au boulot, et la c’est foutu !
Ma premiere critique était basée sur ce qui est sans aucun doute un avantage pour un afficionados du libre (la diversité des distribs et des interfaces...) mais une hénaurme tarre dès qu’on essaie d’inculquer de nouveaux repères au "final user" type, windozien a reconvertir, que j’ai cité plus haut...
Je voudrais pas dire mais si ça marche en amerique du sud, c’est sans doute que nombre de gens se sont mis direct à linux, sans passer par windows, sans doute pour des raisons économiques ! C’est pas le même contexte qu’en europe, qui c’est plus largement équipée en windows et ce depuis quelques années, et qu’il faut donc convertir !
Ma deuxiemme critique à mal été comprise était due au fait que "pour l’instant" niveau perfs pures, et stabilité multitaches, linux -en utillisation graphique-, c’est pas encore ça ! (plus avec mandrake qu’avec ubuntu, ok...) Par exemple, vu le nombre de composants du noyeau que j’ai du virer sur une Suse avec kde pour avoir une occupation mémoire convenable (pas exeptionnelle, hein, convenable), y’a encore des efforts a faire, je suis désolé mais je vois pas un utillisateur lambda compiler son propre noyeau, bref...
Débat contradictoire - Partie 1 : Comment tuer l’Open Source sur les postes de travail ? , le 21 août 2006 par Didier (2 rép.)
Bon, ce fil date un peu mais je trouve intéressant de poser mon expérience à ce sujet.
Je suis un utilisateur final d’ordinateurs. Je travaille sur 2000, XP et OSX. Je dispose d’une machine qui est exclusivement réservée aux tests des OS Linux avec tous les outils qui m’intéressent. J’utilise les ordinateurs pour y faire de la 3D, de la 2D, de la vidéo et de la bureautique. J’ai un scanner, un APN, une caméraDV et une imprimante.
Bien que ce soit la seule chose qui motive tous les tests que je réalise, je n’ai jusqu’à maintenant jamais migré mon poste de travail sur linux. A cela, plusieurs raisons dont je vais illustrer la principale.
"Les interfaces divergent en fonction du système de fenêtrage. Avec les outils que j’utilise sur linux, il y a au moins trois systèmes différents qui s’installent. Mais cela n’est pas grâve, il suffit de modifier le fichier ..."
Je sais que les "à l’aise en linux" me diront cela. Je l’ai testé. Mais je le répète, je suis un utilisateur final et je ne veux pas faire cet effort. Tout le temps que je mets à apprendre le système dans ses moindres détails demeure du temps perdu. Donc pas de code. C’est un métier, mais pas le miens. Je suis un pro de l’imagerie, et je ne demande pas aux personnes avec lesquelles je travaille d’arriver à mon niveau. Je considère que c’est à moi de me mettre au leur. Windows ou OSX ne demandent pas aux utilisateurs de comprendre le système dans son fonctionnement. Même si cela est un tant soit peu nécessaire, ils ne le feront pas pour la même raison qu’un mécanicien ne demandera pas à son client de connaître la mécanique. Les utilisateurs Windows et OSX n’ont pas besoin de "mettre les mains sous le capot", et cela depuis longtemps. Cela donne ce que l’on connait aujourd’hui, mais les utilisateurs s’en contente.
Une autre raison qui n’est pas moins importante et qui se rattache directement à la précédente. Sous Windows, les applis libres que j’utilise fonctionnent souvent mieux que sur linux. Pas de bibliothèques à ajouter à la main, pas de course sur le net pour trouver tous les composants nécessaires. J’en déduits que les programmeurs veulent résoluement s’installer sur cette plateforme parcequ’ils y trouvent une vrai satisfaction. Celle de toucher un très large public.
Quelles que soient les orientations prises par l’univers du libre, l’utilisateur final, qui représente la très grande majorité des personnes sur ordinateurs, sera le dernier à décider. Il n’aime pas changer souvent de système car cela nécéssite un apprentissage et il ira toujours vers la facilité.
Cette bataille est, à mon sens, dépassée. Il aurait fallu s’y engager il y a trente ans. Les pièces sont déjà en place sur l’échiquier, et les générations présentes sont déjà habituées à windows. Que le libre abandonne cet OS ne changera rien à la progression de Microsoft.
Et pourquoi le libre entrerait-il en guerre contre les OS propriétaires ? Si le libre sait proposer des produits solides et fiables, s’il sait manoeuvrer pour les faire adopter quel que soit l’OS, il est obligé de rencontrer son public.
Débat contradictoire - Partie 1 : Comment tuer l’Open Source sur les postes de travail ? , le 22 août 2006 par paul
"Windows ou OSX ne demandent pas aux utilisateurs de comprendre le système dans son fonctionnement. "
oui, il est souvent oubigé d’installer windows ou OSx l’utilisateur lambda !
si les fabricants de matériel ne fournissent pas de drivers...
Non linux n’a pas une guerre de retard et ce n’est pas trop tard..., il monte et continuera à monter !
Pour comprendre le présent et il faut analyser le passé !
Débat contradictoire - Partie 1 : Comment tuer l’Open Source sur les postes de travail ? , le 22 août 2006 par isatis39871
Il y a trente ans, windows n’existaient pas...
Il faut rappeler que si les utilisateur n’ont pas à mettre les main sous le capot sous winodws c’est parceque c’est préinstallé et préconfiguré. Sinon, même en donnant tout ce qu’il faut pour installer un système, je suis sûr que la plupart des lambas en baveraient si’ ont leur servait la fenêtre sur une galette plutot qu’un disque dur.
Si je donne linux tout configuré à un gamin de 5 ans, il ne voit absolument auune différence avec windows. C’est du testé.
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