• Auteur : Alexis Kauffmann
  • Date : 23 août 2003 (11 octobre 2003)

Encore une année au fond de la classe pour les logiciels libres ?


- Dernière minute datée 15 septembre 2003 :
Les auteurs ont retouché le Guide comme ils l’avaient annoncé sur le forum ci-dessous.
En comparant avec la première version qui ne subsiste que sur cette page (en italique), vous pouvez vous amuser à constater les modifications.
Bien sûr pour ce qui nous concerne cela reste encore trop timide mais nous nous félicitons de leurs écoute et de leur réactivité.

Le Ministère sur son portail national Educnet lié au Nouvelles Technologies vient de mettre à jour, j’imagine donc pour la rentrée scolaire 2003, son Guide pratique d’équipement pour les écoles.

Bien qu’à priori destiné aux enseignants du primaire, les collègues du secondaire pourront y trouver de précieuses informations.

En rapport direct avec le contenu de Framasoft, la rubrique Logiciel a retenu mon attention (ou plus précisément sa partie ne concernant pas les logiciels éducatifs proprement dits).

Je pense comprendre la logique, les objectifs et le souci de pluralité qui sous-tendent les recommandations pragmatiques du Ministère (il est important du reste de les lire comme des conseils et non comme des consignes).
Et je ne m’attendais nullement à ce qu’il saute comme un cabri, ou comme un mammouth ce qui fait plus de bruit, en criant "Logiciel libre, logiciel libre, logiciel libre !".

J’accepte également (avec quelques réserves) l’argument qu’il vaut mieux, lorsque l’informatique est un outil de travail et non un objet d’enseignement, voir nos élèves en situation d’apprentissage sur du logiciel propriétaire que... ne rien faire du tout sur du logiciel libre !

Cependant, eu égard à l’écho grandissant que rencontre ce dernier et au nombre croissant d’enseignants qui, constatant certaines affinités et une étonnante qualité, se disent à son propos "bon sang mais c’est bien sûr !", il m’a semblé que ma tutelle faisait preuve ici d’un peu de frilosité à son encontre (même si on peut aussi parler de progrès puisqu’ils sont évoqués !).

Profitant de la liberté de ton qui caractérise ce site (mais également des possibilités de débat qu’offre le forum attaché à tout article), j’ai eu envie de réagir dans le style "courrier des lecteurs" avec une certaine décontraction et une évidente subjectivité.
En espérant éviter autant que faire se peut la posture péremptoire du donneur de leçons et en espérant également que vous serez nombreux à réagir à votre tour à cette réaction.

Les citations du Guide sont en italique.

Produits bureautiques et de publication

Il s’agit de "suites" (associées souvent au terme "Office") comportant notamment un traitement de texte, un tableur, un système de gestion de bases de données et un logiciel de présentation. Il existe de nombreuses suites bureautiques sur le marché ; ces suites pouvant être gratuites, libres et gratuites ou commerciales avec des coûts très divers.

C’est toujours un exercice délicat que d’évoquer dans la même phrase le logiciel dit libre (définit par sa licence) avec le logiciel dit gratuit (définit par son prix).
Parler de "suites gratuites" et de "suites libres et gratuites" c’est aussi bien faire la distinction (il existe donc des suites gratuites non libres) qu’entretenir la confusion qui voudrait que le libre soit nécessairement gratuit.

La plupart des grandes suites bureautiques conviennent pour les usages pédagogiques et les usages courants ; sauf cas particulier, on pourra donc se passer de l’acquisition de produits coûteux.

Ici on est en pleine dialectique ministérielle !
Il faut donc lire entre les lignes et voici mon interprétation hypothético-déductive : Microsoft Office est une grande suite bureautique mais c’est aussi un produit coûteux donc on peut s’en passer CQFD ;-)

Bien que ces produits soient relativement proches et dans une certaine mesure compatibles, il est souhaitable avant de se lancer dans une acquisition de se poser des questions :
- de formation en tenant compte du savoir faire existant dans l’environnement immédiat,
- de choix opérés par les principaux groupes avec lesquels l’école sera amenée à échanger, il faudra en effet veiller à ce que tous les participants à un même projet soient en mesure de travailler sur des documents communs.

Que faut-il comprendre ici ?
Qu’il est préférable d’utiliser Windows et la suite Office de Microsoft puisque :
- les enseignants ont fait de gros efforts pour se les accaparer ;
- la formation continue a proposé pendant de nombreuses années des modules exclusifs rien que pour eux ;
- les collectivités territoriales ont eu et ont toujours la fâcheuse tendance (aux frais du contribuable) à les installer par défaut dans les machines qu’ils offrent aux établissements scolaires.
Je n’ose l’imaginer !
Et puis ce serait légèrement contradictoire avec non seulement le fait de "vouloir se passer de produits coûteux" mais également ce légitime souci d’interopérabilité que, à mon humble avis, les logiciels libres sont les mieux à même de garantir.

Certains de ces produits, libres ou ayant fait l’objet d’un accord-cadre avec le Ministère, sont cités ici à titre d’exemple :

"à titre d’exemple"... Ne pas se mouiller reste le maître mot !
Je signale au passage que le libre aussi a son accord-cadre datant de... 1998 !
Pour l’anecdote on peut du reste y lire, dans le compte-rendu du comité de pilotage MENRT-AFUL du 9 mars 2000, cette louable déclaration d’intention : l’ouverture avant l’été d’un site web libre.education.fr avec une solide équipe d’animation constituerait, dans ce domaine, une solution bien adaptée.
Je ne vous le fais pas dire !

- StarOffice de Sun Microsystem (logiciel gratuit dans le cadre d’un accord avec le Ministère)
- OpenOffice, libre et gratuit
- Lotus Smartsuite : licences d’utilisation gratuites pour l’Éducation nationale (cf. convention passée avec IBM France). Il est nécessaire d’acquérir un support et de déclarer le nombre de licences utilisées.

La Lotus Smartsuite a rendu ses bons et loyaux services mais elle est selon moi désormais rendue caduque par l’accord concernant StarOffice.
Quant au petit débat StarOffice ou OpenOffice.org qui continue d’alimenter parfois les forums de ce site, je n’ai pas de réponse définitive.
Ayant, pour utiliser un terme à la mode, la même matrice, ce deux suites sont très proches. Disons que StarOffice rassure par son côté "produit fini classique" avec cédérom, documentation papier et correcteur orthographique plus puissant. Mais disons aussi qu’un accord ne dure qu’un temps, que la communauté qui soutient OpenOffice.org est très active, que sa licence libre assure sa pérennité et l’ouverture de ses formats, et que son développement va vers de nombreux systèmes d’exploitation.

D’autres produits commerciaux existent avec éventuellement des offres spécifiques, les produits suivant proposent un tarif préférentiel Éducation mais il n’y a aucun accord pour le scolaire :
- MS-Office, de Microsoft (offre " OPEN Éducation ")
- WordPerfectOffice, de Corel (offre " contrat CLA ")
- (voir tableau d’estimation des prix).

Vu qu’on en tient deux qui font l’objet d’un accord, vu que la suite libre OpenOffice.org est en plein épanouissement, vu enfin que toutes trois sont disponibles gratuitement et d’excellente qualité, était-il alors judicieux de les référencer ? (d’autant que, rien que sur ce site et en se cantonnant aux libres et gratuits sous Windows, il en existe beaucoup d’autres)
Quant à ce pratique "tableau d’estimation des prix", il ne s’en serait pas moins bien porté sans sa section logicielle qui oblige du reste à préciser un peu maladroitement "hors produits gratuits" (et qu’en est-il alors des logiciels libres ?).

Logiciels d’édition de sites internet

Il s’agit de logiciels permettant la réalisation de sites internet. La plupart d’entre eux intègrent une fonction " WYSIWYG " (What You See Is What You Get : ce que vous voyez est ce que vous obtenez), permettant de visualiser les pages sans nécessairement maîtriser le code.

Bien que nous empêchant souvent de "voir sous le capot", le "WYSIWYG" a ses vertus, et est, à n’en pas douter, fort utile au néophyte.
Il peut cependant nous enchaîner gentiment à un logiciel particulier, ce qui peut poser problème à plus ou moins long terme s’il est propriétaire.
Bon nombre de webmasters s’orientent aujourd’hui vers :
- la simplicité (sans nécessairement sacrifier à l’esthétisme) ;
- le langage dynamique associé parfois aux base de données (ex. php/sql) impliquant souvent la présence d’un nombre restreint de pages "à code épuré" qui deviennent alors des modèles ou des "squelettes" ;
- le respect de standards ;
- une charte graphique pilotée par des feuilles de style (CSS).
Dans ce contexte, et sachant bien entendu que l’on peut récupérer sur le Net tout plein de modèles ou de feuilles de style pour se faire la main, il n’est peut-être pas inintéressant de posséder quelques rudiments de code que l’on retrouvera quoiqu’il arrive sur n’importe quel éditeur.
Je rappelle au passage que Word lui-même est une version "WYSIWYG" de l’édition de texte comme se plaisent à le dire les utilisateurs du libre et puissant LaTeX qui n’en changeraient pour rien au monde.

Frontpage Express, éditeur de pages internet livré en standard avec Windows (mais le code généré est très lourd, et les utilisateurs de base rencontrent souvent des difficultés au moment du transfert), ainsi que Composer, inclus dans Netscape Communicator, sont gratuits.

Pourquoi citer en premier celui qui semble ne pas fonctionner correctement ? (du reste pourquoi le citer, tout simplement !)
Dans la mesure où Netscape a signé il y a peu son arrêt de mort il eut peut-être été également préférable de dire "ainsi que Composer, inclus dans le projet libre Mozilla."

Il existe un grand nombre de logiciels de création de sites internet, très bon ou assez bon marché, tels que WebExpert ou DreamWeaver version 2. Certains de ces logiciels, comme Web Artist (produit RIP à la portée des élèves), ont été reconnus d’intérêt pédagogique.

Je n’insisterai pas sur ce produit qui s’il est RIP doit tout de même en principe quelque part être à la portée des élèves !
En revanche n’est-il pas malheureux, et même si on s’adresse avant tout au primaire, de ne trouver aucune référence à ce qui constitue l’un des domaines les plus fertiles du Web actuel : les sites dynamiques collaboratifs dont SPIP en est l’exemple emblématique ?
Au delà de s’affranchir de toute technicité experte (il suffit d’une seule personne un peu compétente dans l’équipe pédagogique pour l’installation), ces sites invitent naturellement à une mise en commun du travail en se concentrant (enfin) sur le contenu, sur le fond et non sur la forme.
Nombreux sont ceux, dont je suis, qui n’hésitent pas à dire que SPIP et consorts constituent véritablement "l’an II" des sites scolaires. Pour confirmer mes dires, il existe d’ailleurs un excellent site dédié issu de notre corporation : SPIP-Education.

Logiciels outils

Il faut impérativement penser aux outils suivants :
- antivirus
- logiciel de décompression : Winzip ou équivalent (il existe une version d’évaluation gratuite sur l’internet), Powerarchiver, 7-Zip (libre)
- aspirateur de sites internet : MémoWeb ou équivalent, HtTrack (libre).
- (voir tableau d’estimation des prix).

Pour ce qui concerne les Antivirus c’est effectivement une préoccupation majeure et heureusement chaque académie propose sa (petite) solution résultante d’un (petit) accord avec un (gros) éditeur.
Pour la décompression et l’aspiration (et si l’on se réduit encore à Windows), peut-on, juste un instant, être un peu moins diplomatique ?
J’affirme en effet sans retenue que 7-Zip et HtTrack sont des logiciels libres en français d’excellente qualité, accompagnés de nombreux tutoriels pour les découvrir. Il n’y a à priori aucune raison de préférer ces sharewares que sont Winzip (dont je rappelle que vous êtes dans la plus complète illégalité si vous l’utilisez après les 30 jours d’essai), Powerarchiver et MémoWeb.
Ajoutons qu’en règle générale, sauf si le site entier est sous licence libre (comme... Framasoft par exemple !), on n’a pas le droit sans le consentement des auteurs d’aspirer le moindre site. Il eut été peut-être opportun de le rappeler ici.

Voilà.
Fin de la lecture suivie.

Vous remarquerez l’absence d’une véritable section Internet avec navigateurs et des clients de messagerie.
Ils sont d’autant moins synonymes d’Internet Explorer ou d’Outlook Express que leurs jours semblent comptés !
Nous apprécierions du reste voir progressivement disparaître sur de très nombreux sites officiels (académiques, IUFM...) la mention "ce site est optimisé pour Internet Explorer" du plus mauvais effet.
Dans ce contexte un petit mot sur le projet Mozilla et ses très prometteurs Firebird et Thunderbird n’eut pas été superflu.

Vous remarquerez aussi sûrement et surtout un autre silence, assez assourdissant celui-là : pas un mot sur Linux !
C’est symptomatique d’une trop forte concentration sur le système d’exploitation dominant, à savoir Windows (et ce ne sont pas non plus les quelques utilisateurs du Mac qui me contrediront).
Car si les logiciels libres sont au fond de la classe en cette nouvelle rentrée, le pingouin lui est carrément resté en cour(s) de récréation une pomme à la main. Une nouvelle fois il n’a pas dû entendre la sonnerie !
J’imagine qu’on ne le juge pas assez mûr pour postuler à habiter les stations de travail de nos élèves.
Ce n’était assurément pas l’avis des participants à la première LinuxEdu organisée avec succès en juin dernier par le CRI74 (je vous invite vivement d’ailleurs à prendre connaissance des nombreux projets présents ce jour là).
Il serait en effet franchement dommage de le cantonner, certes avec bonheur mais dans l’ombre, à nos serveurs d’école.
Sachez donc qu’on peut d’ores et déjà s’y essayer et, dans un premier temps, de la manière la plus simple et sécure qu’il soit : avec un cédérom qui n’installera rien sur votre machine ne tournant que sur votre mémoire vive. La Knoppix ou mieux sa version éducative réalisée par des collègues, la Freeduc en sont d’excellents exemples. Ouvrez le lecteur, insérez la galette, attendez deux-trois minutes et... admirez le fruit bénévole de centaines de milliers d’heures de travail mises en commun. Ferez-vous alors un voyage sans retour ?
D’ailleurs puisqu’on parle de cédérom, comment ne pas citer le projet ALLEGETICE qui propose une pertinente sélection de logiciels libres pour Windows mais aussi pour Linux et Mac qu’il serait bon de retrouver dans tous les établissements scolaires de France et de Navarre.

Peu de références aux logiciels libres, pas de référence à Linux, vous aurez compris que c’est une pointe de déception qui a motivé cet article à la lecture de cette page ministérielle.
Lorsque j’ai initié ce site, je me disais, comme Thierry Stoehr, que les logiciels libres et l’éducation allaient très bien ensemble, et je voyais déjà naïvement la sphère éducative devenir l’un des fers de lance de la promotion du libre urbi et orbi (comprenez aussi pour l’ensemble des citoyens).
Bien sûr, généralement initiées par des "enseignants d’en bas", ça grouille d’initiatives de toute part, le plus souvent reconnues (à posteriori) et soutenues (moralement et/ou financièrement) par l’institution. Bien sûr on s’organise, on mutualise, avec dynamisme et cohérence (le pôle de compétences logiciels libres du SCEREN sous la houlette de Jean-Pierre Archambault, AbuleEdu, Linux et Pédagogie, Scideralle.org, ADULLACT, ou encore le petit dernier MutuaLibre).
Bien sûr donc un énorme chemin a été parcouru et l’optimisme est de mise.
Mais vous ne m’ôterez pas de l’idée que quelque part, depuis disons 1998 (date de l’accord mentionné ci-dessus), une "occasion historique" a été gâchée.
Plus suiveurs que meneurs, nos décideurs ont sûrement manqué d’un peu de volonté (ou de courage), et, ainsi éclairé, la partie logiciels de ce Guide pratique d’équipement pour les écoles a peut-être valeur de symbole.

Il faut cependant être honnête.
Tout symbolique qu’il soit, je ne voudrais pas donner l’impression que ce document représente le point de vue officiel du Ministère. Il ne s’agit que d’une page d’informations (et non d’injonctions !) d’un site institutionnel.
Décentralisation oblige, il en existe d’autres où l’on y parle un peu plus de libre, à commencer par cette rubrique dédiée du même site Educnet (au demeurant point trop mise en valeur et à jour).

Mais, pour rester dans le primaire, pourquoi faut-il aller se perdre sur une page du GRI74 (Groupe Ressource Informatique de la Haute-Savoie) intitulée Quels logiciels ? pour lire sur le PDF qui l’accompagne et que nous vous invitons vivement à parcourir :

"Chaque fois qu’il sera possible de substituer un logiciel gratuit (freeware) à un produit commercial sans sacrifier à la qualité, nous le ferons. De la même manière, lorsqu’un logiciel libre se montrera au moins aussi efficace qu’un logiciel gratuit, nous le proposerons. L’objectif étant de tendre au niveau des logiciels outils vers le tout libre."

Je ne pouvais rêver meilleure conclusion...

Je souhaite un excellente rentrée à tous les collègues, qui n’ont pas, loin de là, que des chats informatiques à fouetter.

Amicalement,

Alexis Kauffmann
enseignant

Commentaires

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> Encore une année au fond de la classe pour les logiciels libres ? , le 3 octobre 2003 par yop (0 rép.)

Je suis parent et j’ai deux enfants scolarisés. L’an dernier à la demande d’une institutrice j’ai installé un ordinateur sous linux pour l’apprentissage de l’utilisation d’un traitement de texte. (35 minutes d’explication pour le fonctionnement) Il n’ y a eu aucun problème.

Au vu des arguments exposés, je me demande s’il n’ y a pas réellement un interet financier direct et occulte à l’utilisation des logiciels non libre au sein de l’éducation nationale, sinon je ne vois aucune raison logique de ne pas les utiliser.

Répondre à ce message

Il va falloir que nous utilisateur de logiciels libres évoluions aussi , le 7 septembre 2003 par vincent (0 rép.)

Et que nous cessions de laisser dire que Linux est plus difficile à prendre en main que ces concurents. Ma belle fille a douze ans, je lui ai ouvert un compte mail. Elle utilise Kmail et konqueror...et elle n’est pas, loin de là, une surdouée...Elle l’utilise juste pour récupérer des photos de Diddle et de chanteurs.. Ca c’est une victoire du libre.

Vincent

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> Encore une année au fond de la classe pour les logiciels libres ? , le 7 septembre 2003 (1 rép.)

Encore des doux reveurs...

Le modèle Linux n’est pas viable et net vit que grace a des gens qui payés avec l’argent qu’ils ne produisent pas (education ,universités, organismes publics....)

Un programmeur Linux qui va faire ses achats au supermarché paye avec quoi ?

Le but de l’école est de former les étudiants les élèves et quels logiciels rencontrent ils en entreprise surement pas Linux, ni autres StarOffice...

> Encore une année au fond de la classe pour les logiciels libres ? , le 7 septembre 2003

exemples de « doux rêveurs » : IBM, SUN. No comment.

« Un programmeur Linux qui va faire ses achats au supermarché paye avec quoi ? » Peu de gens sont payés pour développer Linux exclusivement. Quant au fait que des strucures publiques participent indirectement à Linux, c’est un enjeu géostratégique majeur (les NTIC, c’est l’or noir du 21ème siècle), donc ça n’a rien de choquant, au contraire !

« Le but de l’école est de former les étudiants les élèves et quels logiciels rencontrent ils en entreprise surement pas Linux, ni autres StarOffice... »

le but de l’école est de former des adultes libres et donc autonomes. Le monde de l’entreprise a une vision à très court terme et navigue souvent à vue. Vu la vitesse de progression de Linux en entreprise, il me semble dangereux de former des jeunes sur les logiciels Microsoft exclusivement.

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> Encore une année au fond de la classe pour les logiciels libres ? , le 3 septembre 2003 par Galiana (0 rép.)

Rien d’etonnant que le logiciel libre ne soit pas plus implanté dans le monde de l’education. Les derniers evenements (greves) ont montré que l’OMC va avoir de plus en plus la main mise sur le monde de l’education... C’est une mane pour les entreprises privées - Microsoft en tete- On y peut rien, le gouvernement actuel va dans le meme sans que l’OMC. Adieu les belles idées utopiques !

Ph Galiana

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Tout n’est que poussière , le 2 septembre 2003 par cfg (0 rép.)

Ajoutons qu’en règle générale, sauf si le site entier est sous licence libre, on n’a pas le droit sans le consentement des auteurs d’aspirer le moindre site.

Je pense que vous vous trompez sur ce coup là. On se trouve dans l’exception de la copie privée.

Lorsque l’oeuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective blah blah blah...

L’aspirateur fait des modifs cosmétiques en retouchant les URL, c’est un point de détail qu’on peut discuter.

Ceci dit la licence FDL dont vous faites la promotion garde son intérêt pour le travail pédagogique. Face à des élèves, on n’est plus dans la copie privée, j’en conviens toutafé.

D’ailleurs, à quand un régime d’exception au droit d’auteur pour les travaux pédagogiques ? ca n’a pas l’air dans l’air du temps.

Répondre à ce message

Invitons Educnet à répondre ! , le 27 août 2003 par Jean Patoux (1 rép.)

Ce pourrait être intéressant trouver l’auteur de ce Guide ainsi que son mail pour lui proposer un légitime "droit de réponse" sur ce petit forum.

Personnellement je n’ai pas trouvé ses coordordonnées.

> Invitons Educnet à répondre ! , le 1er septembre 2003

Le site Framasoft est consulté. Pour le guide d’équipement, il s’agissait, en un premier temps, de faire un premier toilettage de cette rubrique d’Educnet. Il sera très prochainement complété par une série de liens dont celui que vous mentionnez (il y était d’ailleurs déjà prévu). Vous pourrez aussi très prochainement constater quelques modifications suite à vos remarques. Laurent ODIC - Hubert MASSAU MJENR - Direction de la Technologie - sous-direction TICE

Répondre à ce message

Et si nous économisions 500 millions de francs par an ? , le 26 août 2003 par Inspecteur à la Cour de Comptes (0 rép.)

J’adhère à fond !

Faudrait plus insister aussi sur l’argument financier.

Il y a au bas mot 70.000 établissements scolaires en France.

Mettons qu’ils dépensent 1000 euros pas an (et encore je suis gentil) en logiciels outils propriétaires et payants alors qu’ils pourraient les substituer par du libre.

Sacrée somme non !

Merci qui ?
Merci nous, les contribuables...

Répondre à ce message

Bravo, à diffuser partout ! , le 25 août 2003 par Adrien93 (1 rép.)

Je suis bien d’accord.

Le problème, et malgré tout l’estime que je porte à votre site, c’est que je ne suis pas sûr qu’il soit parcouru par la cellule TICE du Ministère de l’Éducation !

Je pense donc que ce serait intéressant de faire la publicité de cet article dans les listes, les forums, les sites persos ou d’assos de profs...
Cela pourra informer les collègues et peut-être aussi arriver aux oreilles des "décideurs" comme vous dites.

Ce que j’ai apprécié c’est qu’au delà de la critique, il y a une proposition claire, nette et précise avec ce PDF qui pourra être utille à bon nombre d’entre nous.

Merci à vous et merci au GRI74

Adrien
professeur de SVT à Drancy

Et aussi les syndicats ! , le 27 août 2003 par a

Pourquoi pas aussi une diffusion dans les magazines de quelques syndicats ?

Faudrait alors sûrement faire un petit encart de présentation pour répéter une énième fois les caractéristiques d’un logiciel libre.
Mais cela permettrait de toucher un public pas forcement accroc du Net comme moi.

Le problème c’est que je ne suis qu’un prof de base qui en plus n’a pas renouvellé sa cotiz !

Alors si vous avez le bras long...

Jean-Christophe prof de maths à Carpentras

Répondre à ce message

> Encore une année au fond de la classe pour les logiciels libres ? , le 23 août 2003 par Laurent (0 rép.)

suite WYSIWYG pour de la création de page HTML !!

C’est tout bonnement impossible ! Le rendu du html dépend du navigateur et de son paramétrage. Donc, le "what you get" est très variable d’une visualisation à une autre...

A chaque fois, ça me fait le même effet...

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